•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Saumon de l’Atlantique : un projet d’ensemencement sème la controverse

Un saumon de l'Atlantique qui saute hors de l'eau

Depuis des décennies, l’état des populations de saumon atlantique est source de préoccupations

Photo : La Presse canadienne / Robert F. Bukaty

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un projet qui devait permettre de rétablir, dans une certaine mesure, la population de saumons de l'Atlantique dans la rivière Miramichi a été mis en échec et s'attire maintenant les critiques des chefs micmacs du Nouveau-Brunswick.

Une coalition formée d’entreprises, de scientifiques, de pêcheurs sportifs et d’agences gouvernementales projetait de relâcher 600 saumons, élevés en partie en pisciculture, dans deux tributaires de la Miramichi en septembre.

L’objectif : repeupler la rivière Miramichi et ses tributaires, où les saumons reviennent toujours moins nombreux depuis les années 1970.

Or, Pêches et Océans Canada n’a pas voulu accorder à cette coalition, qui se désigne par l’acronyme CAST (Collaboration for Atlantic Salmon Tomorrow), le permis nécessaire.

Le ministère juge que les bases scientifiques du projet ne sont pas assez solides et que les Premières Nations n’ont pas suffisamment été consultées.

Les Micmacs oubliés

Mardi, le chef George Ginnish, coprésident de Mi'gmawe'l Tplu'taqnn, une organisation qui représente les Micmacs de la province, a critiqué à la fois CAST et Pêches et Océans Canada.

Comme le ministère, il estime que les Micmacs, qui « vivent ici et dépendent de ce poisson pour survivre », auraient dû être consultés.

Mais le ministère a aussi failli à sa tâche, selon lui, en autorisant CAST, au début du projet, à recueillir 600 saumoneaux dans la Miramichi et ses tributaires pour ensuite les élever en pisciculture.

Des saumons nagent dans des eaux bleues traversées de filets de lumière.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pisciculture d'espèces introduites présente de grands dangers pour les espèces locales, préviennent des scientifiques.

Photo : iStock

D’ailleurs, la Fédération du saumon de l’Atlantique a aussi des réserves à propos de cette façon de faire. Elle s’est retirée de la coalition CAST en janvier parce qu’elle s’inquiétait des interactions entre les saumons élevés en pisciculture et d’autres poissons, lorsqu’ils seraient relâchés dans leur milieu naturel.

« On ne sait pas si cette méthode serait efficace ou si elle ferait plus de mal que de bien, déclarait un porte-parole de la fédération, Neville Crabbe, mardi.

CAST demande des directives claires

Pendant ce temps, CAST lance ses propres critiques. Il reproche à Pêches et Océans Canada de faire preuve d’indécision en ayant permis au projet de se déployer pendant deux ans pour ensuite le rejeter à la dernière minute.

Il demande au ministère de lui donner des directives claires d’ici 30 jours pour la suite du projet.

L’enjeu est important : CAST a obtenu 4,7 millions de dollars du gouvernement du Nouveau-Brunswick et de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique pour son projet et regroupe des acteurs de premier plan, comme les entreprises J.D. Irving et Cooke Aquaculture, l’Association du saumon de la Miramichi et l’Université du Nouveau-Brunswick.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !