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Lente progression des services en français au Manitoba

Affiche annonçant des services bilingues

Affiche annonçant des services bilingues

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

L'offre de service en français a progressé lentement, mais sûrement au cours de l'exercice 2016-2017, selon le rapport annuel sur les services en français du Secrétariat aux affaires francophones du Manitoba. Le nombre de fonctionnaires bilingues au sein du gouvernement provincial et des sociétés d'État a encore légèrement progressé cette année pour atteindre une capacité totale de 1225,6 employés capables de travailler dans les deux langues officielles, qu'ils occupent ou non un poste désigné bilingue.

Le nombre de postes bilingues dans la fonction publique a augmenté de 56,5 (5 %) en 2016-2017. Des fonctionnaires bilingues occupent toutefois 650 postes non désignés comme tels.

À cela s'ajoutent 73 postes bilingues vacants, dont 15 au sein du ministère de la Famille, 14 au ministère de la Justice et 11 au ministère du Sport,de la Culture et du Patrimoine. Il faut de plus noter que 105 postes désignés bilingues sont occupés par des titulaires incapables de fournir des services en français, dont 24 au ministère de la Famille et 18 à la Société d'assurance publique du Manitoba.

La Société manitobaine des alcools et loteries a perdu 16 postes bilingues et en compte désormais 195, tandis que le ministère de la Justice en a ajouté 30 pour atteindre 191.


Dans les quatre offices régionaux de la santé (ORS) qui doivent offrir des services en français, le nombre de postes désignés bilingues a chuté de 1490 à 809,5 en un an. Un peu plus de la moitié de ces postes (54 %) étaient occupés par des titulaires bilingues.

Il reste une ombre au tableau du Secrétariat aux affaires francophones : le nombre d'inscriptions de fonctionnaires à des cours de français est à nouveau en baisse. Il est passé de 163 en 2014-2015 à 130 en 2015-2016 pour finalement atteindre 118 lors du dernier exercice.

Toujours autant de plaintes

L'écriteau d'une clinique express, à WinnipegAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'écriteau d'une clinique express, à Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Lyza Sale

Les Manitobains ont déposé 31 plaintes au cours de la dernière année, égalisant ainsi le record établi lors de l'exercice précédent. Un seul événement, la fermeture de la clinique express à Saint-Boniface, est toutefois à l'origine de 15 plaintes.

Les autres plaintes portaient sur « l'absence d’offre active en personne et au téléphone, l’indisponibilité du personnel bilingue pour aider des particuliers, des erreurs dans les écriteaux et le manque de documents en français ».

En tout, 18 plaintes visaient les services de santé, 6 touchaient des ministères provinciaux, 5 portaient sur des sociétés d'État ou des entités publiques et 1 visait des services municipaux. Le Secrétariat aux affaires francophones a aussi lancé un système de dépôt de plaintes en ligne au cours de la dernière année.

Des centres de services bilingues toujours aussi populaires

Les CSB ont encore une fois été fortement populaires en 2016-2017. Ils ont répondu à 201 528 demandes de services. C'est inférieur aux 222 633 demandes traitées l'année précédente, mais cela pourrait s'expliquer par le déménagement du CSB-Région de Saint-Boniface, dont le nombre de demandes traitées est passé de 86 049 à 31 806 cette année. Le rapport souligne aussi que la présence à temps plein d'une agente d'information dans le CSB-Région de la Rivière-Rouge a permis de traiter 5105 demandes supplémentaires.

La consultation du site Internet des CSB progresse aussi, avec une hausse de 5 % du nombre de consultations pour atteindre 32 800 ou 104 visites par jour.

Adoption de la loi sur la francophonie manitobaine

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, Daniel BoucherAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le pdg de la Société franco-manitobaine, Daniel Boucher

Photo : Radio-Canada

La Société de la francophonie manitobaine (SFM) accueille favorablement le rapport et voit d'un bon oeil les efforts qui sont faits tant dans la formation d'employés que dans le recrutement. Le directeur général de l'organisme, Daniel Boucher, rappelle que l'adoption de la Loi sur l'épanouissement de la francophonie manitobaine à l'été 2016 a eu un important impact sur les relations avec le gouvernement.

Il mentionne entre autres que le conseil consultatif des affaires francophones a permis des d'avoir des rencontres avec la province. Selon lui, cette loi et la politique sur les services en français vont permettre de progressivement améliorer la situation et la présence d'employés bilingues. Il croit toutefois qu'il reste du chemin à faire
.
« On a encore énormément de chemin à faire. Je pense qu'il y a beaucoup de postes bilingues qui sont [occupés] par des anglophones unilingues. C'est quelque chose qu'on aimerait voir changer. »
Daniel Boucher, directeur général de la SFM

La ministre des Affaires francophones, Rochelle Squires, s'est dite heureuse de constater le progrès effectué au cours de l'exercice 2016-2017. Elle promet une amélioration progressive dans tous les programmes gouvernementaux touchés par la politique sur le français.

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