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L'heure de vérité pour le barrage du site C en Colombie-Britannique

Aperçu de la construction du barrage du site C

La construction du barrage hydroélectrique du site C a débuté en 2015 le long de la rivière de la Paix.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Le rapport final sur le projet controversé du barrage du site C en Colombie-Britannique doit être publié mercredi. En août, le gouvernement NPD a demandé à la commission des services publics d'étudier la faisabilité du projet hydroélectrique qui a déjà coûté près de 2 milliards de dollars à la province.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge

Le projet du site C, qui est situé sur la rivière de la Paix, près de Fort St John, a été approuvé en 2014 par le gouvernement libéral de Christy Clark. BC Hydro prévoit que, une fois construit, le barrage produira 5100 gigawatts d’électricité par année, soit assez d’énergie pour alimenter 450 000 résidences.

À savoir sur le site C :

  • produirait 5100 gigawatts d’électricité par année;
  • alimenterait 450 000 résidences;
  • coûterait à terme 8,3 milliards de dollars;
  • a déjà coûté 1,8 milliard de dollars.

Préoccupations budgétaires au coeur du rapport préliminaire

Dans son rapport préliminaire, la commission des services publics avait indiqué que le projet pourrait commencer à produire de l'énergie en novembre 2024 comme prévu, sans retard majeur.

Cependant, les commissaires du rapport s’étaient dits préoccupés par la somme de 1,8 milliard de dollars déjà dépensée par BC Hydro qui, selon eux, n’était pas conforme aux « dépenses qui devraient avoir eu lieu en fonction des activités du projet à ce jour ».

Ils s’inquiétaient particulièrement du fait que 356 des 794 millions de dollars des frais de contingence avaient déjà été dépensés seulement deux ans après le début d’un projet de huit ans.

Une opposition forte de plusieurs secteurs

L’opposition à la construction du projet se manifeste dans différents groupes de citoyens, dont ceux qui disent que le projet coûtera trop cher et produira de l’énergie dont la province n’a pas besoin. L'Association canadienne de l’énergie éolienne croit notamment que l’énergie éolienne sera plus rentable que celle produite par le barrage d’ici 2024.

Des pancartes d'opposants au projet de barrage du site C en Colombie-Britannique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des pancartes d'opposants au projet de barrage du site C en Colombie-Britannique.

Photo : Anushka Azadi/Facebook

Le site C fait également face à une opposition de la part des Premières Nations situées dans la région de la rivière de la Paix et dont les terres seraient inondées.

Les partisans affirment le besoin d’énergie propre de la province

Malgré l’impact de l’inondation de 55 kilomètres carrés de terres, dont des zones agricoles, les défenseurs du barrage disent que l’hydroélectricité profiterait à l’environnement en remplaçant l’électricité venant de combustibles fossiles.

Ils ajoutent que la demande pour de l’énergie propre croît au même rythme que la popularité des véhicules électriques. Le site C fournirait de l’énergie de manière stable à longueur d’année, selon ses partisans, alors qu'il est difficile de compter sur l'énergie éolienne ou solaire.

Trois options pour les néo-démocrates

Le gouvernement NPD de John Horgan devra faire face à une décision difficile après la publication de l’étude de la commission des services publics : il pourra continuer le projet, le suspendre ou l’annuler.

Dans sa soumission à la commission, BCHydro affirme que la meilleure option pour les contribuables est de terminer le projet. L'annuler coûterait 7,3 milliards de dollars, argue la société de la Couronne.

Toutefois, selon la firme comptable Deloitte LLP, annuler le projet coûterait 1,2 milliard, tandis que le suspendre jusqu’en 2025 coûterait environ 1,4 milliard. Ces coûts s’ajouteraient aux 1,8 milliard de dollars déjà dépensés depuis 2015.

Colombie-Britannique et Yukon

Énergies renouvelables