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Moins d’enfants autistes en Abitibi-Témiscamingue?

On voit seulement les mains et les jambes de l'enfant derrière le jouet.
Un enfant autiste joue avec des blocs. Photo: Radio-Canada / Bernard Lebel
Radio-Canada

La prévalence du nombre d'enfants atteints d'un trouble du spectre de l'autisme serait moins importante en Abitibi-Témiscamingue que dans toutes autres régions du Québec. C'est ce que révèle une étude de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Un texte de Guillaume Rivest

Pourtant, en proportion de la population, il n'y aurait pas moins d'enfants autistes dans la région qu'ailleurs au Québec.

Par tranche de 1000 habitants, le nombre de prévalence à vie serait deux fois moins important dans la région que la moyenne québécoise.

Pourtant, selon le psychiatre et scientifique à l'INSPQ, Alain Lesage, il n'y aurait pas moins d'enfants autistes en Abitibi-Témiscamingue.

« Vous [diagnostiquez] beaucoup moins d'enfants avec le trouble du spectre de l'autisme dans votre région [selon l'étude]. [Pourtant] il n'y a aucune raison de penser que le nombre relatif d'enfants [vivant avec l']autisme que vous avez dans votre région ou dans toutes les régions du Québec, soit différent d'une région à l'autre » a précisé M. Lesage.

Diagnostic : peu de ressources

La professeure en psychoéducation à l'UQAT Marie-Hélène Poulin explique que la région n'a pas assez de ressources pour poser un nombre adéquat de diagnostics.

C'est clair qu'on a un manque criant de psychiatres. C'est vraiment un grand besoin en région. Les familles doivent aller chercher un diagnostic à Montréal ou à Québec. C'est très coûteux donc, ce n'est pas accessible à tous. Une fois revenus avec le diagnostic, les services ne sont pas plus nombreux.

Marie-Hélène Poulin

Le directeur de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, Tommy Bédard, est catégorique à ce sujet. Selon lui, le manque de financement pénalise les familles.


« Le Centre de santé manque de ressources. Nous aussi, à la Société de l'autisme, on manque de ressources. Le gouvernement doit investir massivement dans ces services. En fin de compte, ce n'est pas simplement de respecter un taux. Les gens sont en attente pendant un an, voire deux ans, avant de recevoir un diagnostic. Que ce soit un chiffre en dessous ou au-dessus des normes, je pense que ce n'est pas vraiment important. [Ce qui compte], ce sont les parents dans le besoin qui sont en attente d'un diagnostic pour avoir accès à des services. Ils doivent attendre un an ou deux », a déploré Tommy Bédard.

Le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue réagira demain aux données de l'INSPQ.

Abitibi–Témiscamingue

Santé