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À défaut de brise-glaces, des remorqueurs pour la Garde côtière

Ottawa mise sur des remorqueurs comme celui-ci pour appuyer la Garde côtière.

Ottawa mise sur des remorqueurs comme celui-ci pour appuyer la Garde côtière.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Garde côtière canadienne pourrait avoir recours à des remorqueurs pour l'aider à entretenir la voie navigable l'hiver prochain au Québec. Cette réponse d'Ottawa vise à combler temporairement « certaines carences de services » en raison de l'état précaire de la vieille flotte de brise-glaces.

Un texte de Marc Godbout

Comme si le gouvernement fédéral ne voulait pas trop attirer l’attention sur la solution qu’il propose, aucun ministre ne s’est précipité devant les caméras pour en faire l’annonce.

Un appel d’offres émis très tôt ce matin confirme qu’Ottawa veut faire appel notamment à des remorqueurs du secteur privé pour dégager les glaces sous les ponts, dans les zones portuaires et à proximité de navires.

Le document précise que le but est « de répondre à un besoin immédiat et de courte durée », en attendant des solutions à moyen et à long terme qui tardent à venir.

La manière dont est formulé l’appel d’offres indique qu'« il ne peut s’agir que de remorqueurs », selon une source proche du dossier.

Mieux que rien

C'est un petit pas dans la bonne direction, mais qui ne convainc pas les industriels ni les grands joueurs économiques.

« Pour rassurer leurs clients, ce n’est pas une réponse qui va effacer tous les doutes qui subsistent chaque hiver. »

— Une citation de  Nicole Trépanier, présidente-directrice générale de la Société de développement économique du Saint-Laurent

L’appel d’offres précise que les services requis permettront de desservir les régions de Montréal, Trois-Rivières et Québec.

Or, le manque de fiabilité des brise-glaces de la Garde côtière occasionne depuis plusieurs années d'importants retards de services de déglaçage dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

Ce brise-glace de la Garde côtière canadienne, le Martha L. Black, est resté à quai une bonne partie de l'hiver 2016 en raison de problèmes mécaniques majeurs.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce brise-glace de la Garde côtière, le Martha L. Black, a dû rester presque tout l'hiver à quai, en raison de problèmes mécaniques majeurs.

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

À quand les solutions à moyen et à long terme?

Sur le fond, le problème reste le même. Ottawa reporte continuellement les investissements nécessaires à la construction de nouveaux navires. L’âge moyen des brise-glaces est de 35 ans.

Toute la journée, le ministre responsable de la Garde côtière canadienne, Dominic LeBlanc, a évité les questions sur le sujet. Impossible de savoir quand le gouvernement prendra une décision à propos du remplacement de la flotte.

L’appel d’offres qui vise le court terme survient trois semaines après qu'un reportage de Radio-Canada a dévoilé l’existence d’un document gouvernemental hautement stratégique qui prévenait Ottawa des risques « considérables » qui pèsent sur l'économie du Québec sans nouveaux brise-glaces.

Des dizaines de milliers d’emplois seraient menacés compte tenu de l’inaction du gouvernement fédéral.

L’analyse destinée au cabinet indiquait que les activités des ports de Montréal et de Québec, tout comme la Stratégie maritime du Québec, pourraient être fortement compromises.

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