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L'ouragan Maria continue de faire des victimes à Porto Rico

Deux femmes tentent de trier les débris de leur maison, réduite à l'état de ruines par l'ouragan Maria.

Deux femmes tentent de trier les débris de leur maison, réduite à l'état de ruines par l'ouragan Maria.

Photo : Reuters / Shannon Stapleton

Associated Press

Un mois après le passage de l'ouragan Maria, l'île de Porto Rico peine toujours à se relever : au moins 70 % des habitants demeurent privés d'électricité, les égouts qui s'écoulent dans les rivières et réservoirs empoisonnent l'eau, et certains Porto-Ricains qui ont bu de l'eau contaminée en sont morts.

Les responsables préviennent qu'ils auront besoin d'encore plus de travailleurs, d'équipement et d'argent pour réparer tous les dégâts.

« C'est trop pour nous seuls, admet un directeur régional de l'agence électrique, Nelson Velez. Il y a tellement, tellement de secteurs qui sont touchés. »

Le bureau du gouverneur Ricardo Rossello a récemment promis que 95 % de l'île aura été rebranchée d'ici le 31 décembre. En attendant, plusieurs résidants n'ont d'autre choix que de faire leur lessive en plein air ou de dormir sur leur balcon pour échapper à une chaleur qui dépasse les 32 degrés Celsius.

Maria : un monstre de catégorie 4

Maria, qui a tué au moins 48 personnes sur l'île, était un monstre de catégorie 4 et générait des vents de 248 kilomètres/heure quand elle a touché terre près de Yabucoa, dans le sud-est du pays. Quand elle est repartie, 12 heures plus tard, elle générait toujours des vents d'environ 185 kilomètres/heure.

Cet assaut impitoyable a démoli des centaines de pylônes de transmission et arraché des milliers de poteaux électriques. Au moins dix pylônes qui alimentent la capitale se sont écroulés. La tempête a aussi frappé au pire moment : l'agence Puerto Rico Electric Power s'était placée à l'abri de ses créanciers quelques semaines plus tôt et elle avait à peine fini de réparer les dégâts causés par l'ouragan Irma au début du mois de septembre.

« On cesse de procéder aux entretiens différés habituels, et on devient encore plus vulnérables à des tempêtes comme Irma et Maria qui arrachent vos tours et vous inondent », explique le président du groupe Louis Berger, Tom Lewis, qui fournit des génératrices à différents clients sur l'île. « Tout devient un peu plus vulnérable aux dommages, que ce soit par le vent ou l'eau. »

La police fédérale américaine, le FBI, a récemment ouvert une enquête pour déterminer comment une petite entreprise du Montana, Whitefish Energy Holdings, a décroché un gigantesque contrat de 300 millions de dollars US pour aider à réparer les infrastructures électriques. Whitefish a été fondée en 2015 et ne comptait que deux employés quand elle a été choisie.

Des centaines de milliers de personnes demeurent privées d'eau potable, et 20 des 51 usines de traitement des eaux usées de l'île étaient à un certain moment hors service.

Plusieurs sites hautement toxiques, et qui devaient être nettoyés en priorité, n'ont pas encore été inspectés.

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