•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Négos dans la construction : pas d'entente à l'échéance de la loi spéciale

Stationnement à étages en construction

Stationnement à étages en construction

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À quelques heures de l'échéance prévue par la loi spéciale qui avait mis fin à la grève dans l'industrie de la construction, aucune entente n'était intervenue pour renouveler les conventions collectives dans les secteurs industriel et commercial-institutionnel.

La loi spéciale, qui avait mis fin à la grève, le 30 mai dernier, donnait à l'Alliance syndicale et aux associations patronales concernées jusqu'au 30 octobre pour conclure une entente de principe, en médiation.

Or, à 16 h 30 lundi, les parties étaient encore assises à la table, en médiation, ont-elles confirmé à La Presse canadienne. Elles ont jusqu'à 23 h 59 pour s'entendre.

Avant l'échéance du 30 octobre, l'Alliance syndicale avait tout de même réussi à s'entendre avec l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) pour ce qui est de la construction résidentielle et avec l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) pour ce qui est du génie civil et de la voirie.

Mais les deux autres secteurs, à savoir l'industriel et le commercial-institutionnel, n'étaient toujours pas parvenus à une entente lundi. Ils ont donc négocié toute la journée, lundi, dans l'espoir d'en conclure une.

L'Association de la construction du Québec (ACQ), soit l'association patronale qui négocie les conventions collectives pour ces deux secteurs, représente environ 17 000 entrepreneurs qui emploient quelque 120 000 travailleurs.

Jointe au téléphone, l'ACQ n'a pas voulu émettre de commentaires, disant vouloir donner toutes les chances à la négociation jusque tard en soirée, s'il le fallait.

Le message était le même du côté de l'Alliance syndicale : on discute toujours.

Arbitre

La loi spéciale prévoit qu'à défaut d'une entente, c'est un arbitre ou un conseil d'arbitrage qui devra déterminer les conditions de travail. Il appartiendra à la ministre du Travail, Dominique Vien, d'établir quelles matières devront faire l'objet de l'arbitrage.

La loi spéciale donne des balises strictes à l'arbitre. Ainsi, il devra baser sa décision sur « la capacité de payer des donneurs d'ouvrage, les conditions de travail et l'évolution des taux de salaire de corps d'emploi comparables au Québec et ailleurs au Canada, le maintien du pouvoir d'achat des travailleurs de l'industrie de la construction, l'équilibre entre le besoin de flexibilité dans l'organisation du travail et les contraintes occasionnées par des horaires variables ».

L'arbitre devra rendre sa sentence d'ici le 30 avril prochain. Et celle-ci sera en vigueur jusqu'au 30 avril 2021.

L'Alliance syndicale regroupe toutes les organisations syndicales de l'industrie, soit, par ordre d'importance : la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction.

L'industrie de la construction dans son ensemble compte quelque 165 000 travailleurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !