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Les centres de tri du Québec menacés par une nouvelle règle chinoise

Un bac de recyclage

La part des matières recyclables destinées à l’exportation est passée de 49 % à plus de 60 % depuis 2010, selon le quotidien Le Devoir.

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Radio-Canada

Beaucoup de centres de tri du Québec vivent une période difficile. La Chine, qui est le principal acheteur des matières récupérées au Québec, imposera une limite de 1 % de contaminants dans le papier journal recyclé à partir de 2018. Cette mesure signifierait des pertes de revenus majeures pour l'industrie québécoise du recyclage.

Pour la région de Trois-Rivières, cette mesure représenterait des pertes de revenus pouvant aller jusqu’à 50 %.

« Le Québec s’est fié longtemps au marché de la Chine, qui est un marché peut-être plus facile au niveau de la qualité. Donc, il faudra trouver des nouveaux débouchés ici. Travailler sur la qualité de nos matières et impliquer tous les acteurs pour trouver des solutions », affirme le directeur général de Récupération Mauricie, Daniel Cassivi.

La part des matières recyclables destinées à l’exportation est passée de 49 % à plus de 60 % depuis 2010, selon le quotidien Le Devoir, qui a révélé la crise des centres de tri.

En 2015, 62 % des « fibres » (papier et carton) exportées ont été expédiées en Chine, soit près de 300 000 tonnes, ajoute le quotidien.

« On exporte principalement vers la Chine parce qu’on ne se donne pas la peine de faire de la récupération de qualité, déplore Karel Ménard au journal. Souvent, les centres de tri ne sont pas équipés pour faire un tri optimal des matières qu’ils reçoivent. Mais il y avait des acheteurs en Chine, où la matière était souvent triée de nouveau », explique le directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

Les centres tenteraient de trouver d’autres marchés d’exportation, comme la Corée ou la Malaisie. Ils seraient aussi à la recherche d'acheteurs ici au Québec.

Une autre possibilité serait d'améliorer la qualité du produit pour qu’il y ait moins de contaminants.

Québec se dit préoccupé par la situation, sans avoir de plan d’action.

À défaut de trouver une solution, les centaines de milliers de tonnes de « fibres » devraient se retrouver dans les sites d'enfouissement.

Avec les informations de Maude Montembault

Avec les informations de Le Devoir

Protection des écosystèmes

Société