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Paul Manafort plaide non coupable de complot contre les États-Unis

L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, avait accepté en juillet de remettre au Sénat américain des documents dans le cadre de l'enquête contre l'ingérence russe.

Photo : Reuters

Radio-Canada

L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, et un de ses associés, Rick Gates, ont plaidé non coupables à de nombreuses accusations découlant de l'enquête sur une possible collusion entre l'équipe Trump et la Russie.

MM. Manafort et Gates s'étaient livrés plus tôt en matinée. Ils ont comparu devant un juge fédéral à Washington. Ils font tous deux face à 12 chefs d’accusation, notamment de complot contre les États-Unis, de blanchiment d'argent, d'avoir omis de se déclarer en tant qu'agents d'un pays étranger, d'avoir fait de fausses déclarations et d'avoir omis de déclarer des comptes bancaires et financiers à l'étranger.

Il s'agit des premières accusations déposées par le procureur spécial Robert Mueller, qui dirige l'enquête sur la possible ingérence russe durant la campagne présidentielle de 2016.

La résidence de M. Manafort avait été perquisitionnée en juillet dernier par des agents à la recherche d'informations fiscales et bancaires. M. Manafort faisait déjà l’objet d’une enquête de longue date du FBI en lien avec ses relations avec l’Ukraine et son ancien président Viktor Ianoukovitch. Cette enquête a été intégrée à celle menée par le procureur spécial Robert Mueller.

Quant à M. Gates, il était le bras droit de M. Manafort et un acteur de premier plan au sein de la campagne de Donald Trump.

Interrogée sur les accusations portées contre les deux anciens collaborateurs à la campagne du président Trump, la porte-parole de l'exécutif américain Sarah Huckabee-Sanders a estimé qu'elles n'avaient « rien à voir avec le président et rien à voir avec la campagne [électorale de 2016] ».

L'enquête sur la possible collusion entre la Russie et des proches de Donald Trump empoisonne la présidence du président Trump depuis son élection.

L'acte d’accusation de 31 pages ne contient toutefois aucune référence à la campagne présidentielle de Donald Trump. Il ne suggère pas non plus une quelconque collusion entre l’équipe Trump et le gouvernement russe dans le but d’influencer le résultat du scrutin.

Le président Trump a d'ailleurs déclaré sur Twitter que les accusations ne contenaient « AUCUNE COLLUSION ».

Manafort, le lobbyiste

Ce sont des activités non déclarées de lobbyiste et de consultant auprès de l’ancien président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch qui sont principalement reprochées aux deux anciens membres de l’équipe de campagne du candidat républicain lors de la dernière présidentielle américaine.

Plus de 75 millions de dollars ont transité par des comptes dans des institutions extraterritoriales gérés par les deux hommes. Paul Manafort est accusé d’avoir blanchi à lui seul 18 millions de dollars.

En dépit d’accusations visant des actes posés en 2017, le président Trump affirme que les accusations portées contre Paul Manafort font référence à des événements antérieurs à sa collaboration avec lui lors de sa campagne présidentielle.

Le procureur spécial Robert Mueller, qui mène une enquête discrète, ne s'est jamais exprimé publiquement sur cette affaire.

Bien que la Maison-Blanche n'ait toujours pas commenté l'arrestation de MM. Manafort et Gates, le président Trump a martelé au cours des derniers jours, dans une série de messages sur Twitter, que la collusion entre son entourage et le Kremlin n'existe pas. Il a accusé les démocrates de mener une véritable chasse aux sorcières.

Lundi, sur Twitter, le président américain s'en est de nouveau pris à son ancienne rivale démocrate : « Pourquoi Hillary-la-crapule et les démocrates ne sont-ils pas visés????? »

Jamais deux sans trois

Un troisième conseiller de Donald Trump lors de sa campagne présidentielle, George Papadopoulous, avocat international spécialisé dans les ressources énergétiques, a plaidé coupable à des accusations de fausses déclarations à des agents du FBI.

Avec Manafort et Gates, Papadopoulous devient le troisième conseiller de la campagne présidentielle de Donald Trump à faire face à des accusations de nature criminelle dans cette enquête.

George Papadopoulos a notamment admis avoir rencontré un professeur russe afin d’obtenir de l’information compromettante au sujet de Hillary Clinton.

Mme Huckabee-Sanders a par ailleurs insisté sur le rôle « extrêmement limité » de George Papadopoulos, ancien membre de l'équipe Trump qui a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI. « Il était bénévole, a-t-elle plaidé. Aucune activité n'a été engagée officiellement au nom de la campagne », a-t-elle martelé, soulignant qu’il avait reconnu coupable uniquement parce qu'il n'avait « pas dit la vérité ».

Originaire de Chicago, Papadopoulous, qui faisait partie de l’équipe de conseillers du candidat républicain en 2016, a reconnu sa culpabilité le 5 octobre dernier. L'acte d'accusation envers Papapdopoulous a été dévoilé seulement lundi.

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et Reuters

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