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La Société Saint-Thomas-d'Aquin prépare son avenir

Une cinquantaine de personnes écoutent un conférencier

L'assemblée annuelle des membres de la SSTA s'est déroulée dans le Centre acadien Grand-Rustico.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les membres de la Société Saint-Thomas-d'Aquin (SSTA), à l'Île-du-Prince-Édouard, se sont penchés sur l'avenir de leur organisme durant leur assemblée générale, samedi.

Les membres ont écouté les recommandations de deux experts indépendants. On pourrait modifier par exemple le poids des organismes membres ou encore le nom de la société pour représenter la francophonie de la province dans son ensemble.

La réflexion est complexe, expliquent le directeur général de la SSTA, Aubrey Cormier, et l'expert-conseil Marcel Chiasson, alors que les rapports de force ont changé.

« Je pense que depuis environ une trentaine d'années il y a eu une multiplication d'organismes porte-parole sectoriels qui sont évidemment devenus des joueurs importants dans leur secteur. Puis, 30 ans passés, il n’y avait que la SSTA qui représentait l'ensemble des secteurs », précise Aubrey Cormier.

« Travailler en vase clos, uniquement dans son domaine, uniquement dans son secteur, ne pas avoir une perspective provinciale, je pense que ça peut être quelque part un frein », estime Marcel Chiasson.

La majorité croit que les membres rament dans la même direction. La communauté francophone de l'île a cependant beaucoup changé et ses besoins, tout comme ses membres, sont variés.

« On est 4600 francophones, acadiens ou encore plus, puis on se demande comment on fait pour rejoindre les 40 ans et moins? Moi, je suis un des plus jeunes, mais j'ai quand même 35 ans », affirme Nick Arsenault.

Aubrey Cormier en entrevue, devant un drapeau acadien Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La SSTA n'est plus le seul organisme acadien à l'Île-du-Prince-Édouard, explique son directeur général Aubrey Cormier.

Photo : Radio-Canada

« Personnellement, l'ensemble de la communauté acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard, c'est à peu près le quart de la population de l'Île-du-Prince-Édouard, alors que pour Statistique Canada pour les organismes subventionnaires fédéraux et provinciaux, bien là, on est 4800 ou 4600 », indique Edmond Richard.

« Je pense que le monde est occupé et qu'on n’a peut-être pas autant de participation que possible. Ça pourrait refléter seulement ça, mais ça pourrait refléter qu'on a besoin d'un travail de sensibilisation », souligne Michelle Pinault.

À la lumière des commentaires prononcés durant l’assemblée, les experts produiront un rapport cet automne.

Au fil des assemblées, les membres choisiront ensemble quelle transformation ils veulent pour leur association, et qui sait, le nouveau nom qu'elle pourrait porter pour célébrer ses 100 ans d'existence en 2019.

D’après un reportage d’Émilie Pelletier

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