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Affaire Salvail : le contrat des anciens employés ne sera pas honoré

L'animateur et producteur Éric Salvail a vendu sa compagnie de production.
L'animateur et producteur Éric Salvail a vendu sa compagnie de production. Photo: Radio-Canada / Julie Mainville
Radio-Canada

Autre mauvaise nouvelle pour les anciens employés de l'entreprise Salvail & Co. : en plus de perdre leur emploi, leur contrat ne sera pas honoré, a annoncé la compagnie Media Ranch, qui a racheté les actifs qui appartenaient à l'animateur et producteur Éric Salvail.

Au total, une centaine de techniciens, dont le contrat devait prendre fin en avril prochain, sont touchés par cette décision, a fait savoir l'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son (AQTIS), qui représente ces travailleurs.

Les techniciens en question désiraient être payés pour les journées déjà travaillées avant que des allégations d'inconduite sexuelle ne provoquent la chute d'Éric Salvail et la fin de tous les projets gérés par la compagnie de production qui portait son nom.

L'entreprise Media Ranch a proposé de payer les jours travaillés, certes, mais a aussi demandé aux techniciens de signer une quittance pour empêcher le dépôt de poursuites pour bris de contrat, ce qu'a refusé le syndicat.

L'AQTIS espère par ailleurs parvenir à un accord avec Media Ranch pour que les contrats soient honorés au moins en partie.

L'arrêt des productions liées à Salvail & Co. représente la disparition de plusieurs émissions. La quotidienne En mode Salvail ne reviendra pas à l'antenne, mais le nouveau propriétaire tentera de conserver Les recettes pompettes, Coup de foudre, Maripier! ainsi que Les échangistes, animée par Pénélope McQuade, sur les ondes d'ICI Télé.

Impossible, pour l'instant, de connaître le nombre de productions qui reviendront à l'antenne ni combien de techniciens conserveront leur emploi.

Plusieurs autres anciens employés de Salvail & Co., comme les maquilleuses, les assistants ou les stylistes, ne sont pas protégés par un syndicat et ne disposent donc pas de recours pour faire valoir leurs doléances.

Avec les informations d'Ève Couture

Économie