•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À Gatineau, l’urbanisme s’impose comme enjeu électoral

Un journaliste interview deux femmes dans un café. Les trois personnes sont assises autour d'une table et le journaliste tient un micro et porte un casque d'écoute.

À gauche, Maude Marquis-Bissonnette, candidate d'Action Gatineau dans le district du Plateau. À droite, Audrey Bureau, candidate indépendante dans le district d'Aylmer.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Radio-Canada

Dans le plus récent balado Labrosse-Wellington, deux candidates aux élections municipales présentent leur vision pour Gatineau et s'attaquent à trois enjeux d'urbanisme qui ont été au coeur de la campagne. Rencontre avec Audrey Bureau, candidate indépendante dans le district d'Aylmer, et Maude Marquis-Bissonnette, candidate d'Action Gatineau dans le district du Plateau.

Le casse-tête du transport en commun

À Gatineau comme ailleurs au Québec, la question des transports en commun s’est hissée en tête des enjeux électoraux.

Le maire sortant Maxime Pedneaud-Jobin a promis un budget de 12 millions de dollars sur 4 ans pour le transport en commun alors que le candidat à la mairie Denis Tassé entend octroyer une enveloppe spéciale de 4 millions à la Société de transport de l’Outaouais (STO).

Pour Audrey Bureau, si on veut que les Gatinois abandonnent la voiture, il faut leur présenter une solution de rechange viable.

Une des plus grandes lacunes à Gatineau, c’est le transport.

Maude Marquis-Bissonnette, candidate d’Action Gatineau, district du Plateau

« Ce n’est pas parce qu’on change la ligne 59 à Aylmer que les gens vont y adhérer de façon massive. Si vous voulez que les gens changent leur mode de transport, il faut faire des changements majeurs », déclare la candidate indépendante.

Mme Bureau reconnaît toutefois que ces changements prendront du temps à mettre en oeuvre et nécessiteront des investissements conséquents. « Il faut trouver une façon pour que le transport en commun devienne structurant », souligne-t-elle cependant.

Maude Marquis-Bissonnette affirme pour sa part avoir bâti sa campagne électorale sur le projet de train léger sur rail. « La réception est extraordinaire », soutient la candidate d’Action Gatineau.


L’étalement urbain, ce fléau gatinois

Les districts du Plateau et d’Aylmer sont parmi les plus touchés par la question de l’étalement urbain. Le secteur d’Aylmer devrait d’ailleurs compter au moins deux nouvelles écoles primaires et deux écoles secondaires d’ici 2021.

Maude et Audrey sont unanimes : la Ville doit à tout prix réglementer l’étalement urbain pour éviter les excès.

« [Il faut] enlever la tendance de construire de façon désordonnée : coordonner, structurer, organiser et planifier nos infrastructures rendra la densification beaucoup plus acceptable pour les gens », croit Audrey Bureau.

On a eu un manque de planification, on a construit sans amener toutes les infrastructures. Il faut rattraper ce retard.

Audrey Bureau, candidate indépendante, district d’Aylmer

Même son de cloche du côté de Maude Marquis-Bissonnette.

« Le Plateau est un nouveau quartier. La plus vieille maison doit avoir maximum 30 ans. C’est un quartier où on a manqué de planification », souligne-t-elle. « L’attitude de la Ville de Gatineau, ça a été beaucoup de dire oui aux promoteurs, sans tellement encadrer leur travail. »


L’éternel débat des tours Brigil

Depuis 2015, le mégaprojet immobilier Place des peuples fait couler beaucoup d’encre à Gatineau. Le promoteur Brigil entend investir 400 millions de dollars pour construire deux tours de 35 et de 55 étages devant le Musée canadien de l’histoire.

Ces tours permettront-elles de revitaliser le centre-ville ou est-ce qu’elles dénatureront le paysage urbain? L’enjeu divise aussi bien les élus municipaux que les citoyens, d’autant plus que le site que convoite Brigil se trouve dans le Quartier du musée.

« Pour moi, les citoyens ne sont pas vraiment d’accord. C’est un exemple de bâtiments qui ne sont pas à l’échelle humaine », déplore Maude Marquis-Bissonnette, qui soutient que la Municipalité doit se fier aux principes de son plan d'aménagement.

« Je pense que les tours Brigil, c’est un symptôme du manque de planification pour ce qu’on veut au centre-ville. Ce qu’on voit, c’est un promoteur qui force la Ville à avoir une réflexion sur ce qu’elle veut dans son centre-ville plutôt que d’avoir une Ville qui a une vision pour son centre-ville », estime pour sa part Audrey Bureau.

Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Politique municipale