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Pénurie d’enseignants francophones en C.-B. : le syndicat met en cause l’inaction du CSF

Des élèves lèvent la main dans une classe

Une classe d'élèves

Photo : iStock

Radio-Canada

Le syndicat des enseignants francophones de la Colombie-Britannique dit que le Conseil scolaire francophone aurait pu en faire plus pour pourvoir les postes d'enseignants dans ses salles de classe.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge

Presque deux mois après la rentrée scolaire, la pénurie d’enseignants en Colombie-Britannique continue de perturber les écoles du Conseil scolaire francophone, après que la Cour suprême a forcé la réduction du nombre d'élèves par classe dans la province.

Linda Thériault, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du programme francophone de la Colombie-Britannique (SEPF), dit que la réorganisation continue de perturber les salles de classe.

« C’est difficile pour les élèves de quitter leurs classes en cours d’année », dit-elle. « C’est difficile pour les enseignants de savoir qu’ils vont perdre ces élèves-là et qu’ils vont devoir refaire un peu la cohésion de leurs groupes. »

Au niveau de l’enseignement, ça crée des arrêts, des interruptions… C’est un peu un effet de recommencement qui est difficile.

Linda Thériault, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du programme francophone

Un communiqué du SEPF affirme qu’il manque 50 enseignants dans les écoles francophones.

Selon Mme Thériault, le manque d’enseignants est le résultat de l’inaction de la part de la direction du CSF. « Il y a eu du recrutement, mais je crois qu’il y a eu du recrutement tardif. » Elle ajoute que le CSF prévoyait une pénurie d’enseignants depuis l’an dernier et que des discussions à ce sujet ont lieu depuis le mois de février.

Je pense que la crise est pire qu’elle l’était, même si l’an dernier on savait déjà qu’il y avait un manque de suppléants.

Linda Thériault, présidente du Syndicat des enseignantes et enseignants du programme francophone

Un groupe de travail se penche sur le recrutement

Le ministère de l’Éducation dit que la province vient d’embaucher 3500 enseignants à temps plein, le plus grand recrutement dans l’histoire de la Colombie-Britannique.

Cependant il reconnaît les difficultés de recrutement dans certaines divisions scolaires, notamment en ce qui a trait aux enseignants francophones.

Un groupe de travail qui comprend des représentants des divisions, des syndicats et du ministère a été mis en place pour examiner les défis liés au recrutement et à la rétention.

Les recommandations du groupe sont attendues avant la fin de l’année.

De son côté, Linda Thériault suggère que le recrutement doit non seulement se faire plus tôt, mais aussi à l’aide d’incitatifs pour attirer les nouveaux enseignants qui se trouvent en dehors de la province.

Dans le court terme, Mme Thériault veut que le CSF précise quel est son plan par rapport au recrutement et à la réorganisation des salles de classe. « Nos profs attendent donc ils ne veulent pas entreprendre des projets à long terme », affirme-t-elle.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation