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Commission Viens : Romeo Saganash demande que le Canada applique la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones

Romeo Saganash, à gauche, a témoigné à la Commission Viens
Romeo Saganash, à gauche, a témoigné à la Commission Viens Photo: Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Romeo Saganash considère que les droits des Autochtones sont toujours bafoués. Il témoignait cet après-midi devant la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics qui tient ses audiences à Val-d'Or. Selon lui, les gouvernements doivent appliquer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones pour remédier à cette discrimination.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

C'est d'abord en prenant la parole en cri que Romeo Saganash a commencé son témoignage - la seule langue qu'il a parlé jusqu'à l'âge de 7 ans. Il se désole de ne pouvoir parler sa langue maternelle au parlement canadien. Il doit utiliser l'anglais ou le français. « Quand je suis arrivé au parlement canadien en 2011, une des premières questions que j'ai posées : "Est-ce que j'ai le droit de faire mes déclarations en cri?" Et la réponse fut "non" », se souvient-il.

D'avoir été un des négociateurs de la Paix des braves, en 2002, fait la fierté de Romeo Saganash. Il déplore par contre que seuls les Cris aient pu négocier une telle entente avec le gouvernement. « Ça fait 35 ans que les Innus et les Attikameks négocient. 35 ans! Pendant que le développement se poursuit sur leurs territoires traditionnels et que d'autres bénéficient du développement de leur territoire », dit-il.

Il souhaiterait voir le parlement canadien appliquer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Il a d'ailleurs déposé un projet de loi en ce sens en avril 2016, un texte qu'il a aussi soumis à la commission. « M. le président, j'ai l'extrême honneur de déposer non pas une pièce à conviction, mais une pièce à réconciliation », a-t-il déclaré.

Les audiences de la commission reprendront le 13 novembre prochain.

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones