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« On reconnaît une Espagne unie. Point final », affirme le Canada

Andrew Leslie, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Andrew Leslie, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

La déclaration d'indépendance faite vendredi matin par le Parlement catalan ne récolte pas le moindre appui dans le monde, et le gouvernement canadien s'inscrit dans ce mouvement.

« Nous reconnaissons une Espagne unie. C'est simple, c'est clair, c'est une [position] qui est très explicite. On reconnaît une Espagne unie. Point final », a tranché vendredi Andrew Leslie, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères.

Lors d'une mêlée de presse qui a duré moins de deux minutes, le bras droit de la ministre Chrystia Freeland n'a jamais même prononcé les mots Catalogne ou indépendance. L'expression « Espagne unie », en revanche, est revenue sept fois dans ses réponses.

 Catalogne : vers une rupture avec l'Espagne?  

« Le message qu’on a pour la Catalogne, pour l’Espagne : c’est le dialogue », a pour sa part commenté le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne. « Dans une démocratie, ces choses-là, ça se résout de façon pacifique. »

« C’est un enjeu qui concerne l’Espagne, alors je ne commenterai pas », a indiqué pour sa part le ministre des Transports, Marc Garneau, dont les commentaires rejoignaient ceux de beaucoup d'autres élus du parti.

« Je pense que la Constitution espagnole est très claire. Je ne crois pas que le Canada devrait reconnaître l'indépendance de la Catalogne », a pour sa part déclaré en mêlée de presse la députée libérale Alexandra Mendès, en reconnaissant qu'Ottawa se trouve dans « une situation diplomatique très délicate ».

La députée de Brossard-Saint-Lambert a toutefois tenu à préciser qu'elle ne cautionnait pas pour autant la réaction autoritaire du gouvernement espagnol. « Je ne suis pas du tout d'accord avec l'attitude de Madrid. Mais que l'indépendance de la Catalogne soit reconnue, ça, je suis contre ».

« Le Canada reconnaît une Espagne unie »

Le premier ministre Justin Trudeau tient un point de presse dans une bibliothèque à Saint-Bruno.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Justin Trudeau a réagi à la déclaration d'indépendance du Parlement de Catalogne vendredi, lors d'un point de presse à Saint-Bruno.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Justin Trudeau a livré essentiellement le même message que le secrétaire parlementaire Andrew Leslie sur la déclaration d'indépendance.

« Le Canada reconnaît une Espagne unie, et c’est notre position », a dit le premier ministre canadien lors d’un point de presse vendredi après-midi à Saint-Bruno.

Je comprends qu’il y a beaucoup de questions internes à l’Espagne [...] sur cette question de la Catalogne, et nous espérons que ça se déroulera dans le respect de la loi, le respect de la Constitution espagnole, le respect des principes de droits internationaux et surtout dans la non-violence et les instincts démocratiques.

Justin Trudeau

Pas d'appuis internationaux pour les Catalans

Ailleurs dans le monde, les réactions sont favorables à l'unité espagnole.

À Bruxelles, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré sur Twitter que la déclaration d'indépendance catalane « ne change rien ».

L'Espagne demeure notre seul interlocuteur. J'espère que le gouvernement espagnol privilégiera la force des arguments et non les arguments de la force.

Donald Tusk, président du Conseil européen

Le premier ministre espagnol « Mariano Rajoy a mon plein soutien », a fait savoir pour sa part le président français Emmanuel Macron.

En Allemagne, un porte-parole de la chancelière Angela Merkel a affirmé que Berlin ne reconnaissait pas la déclaration d'indépendance de la Catalogne et que son interlocuteur en Espagne demeurait Madrid.

Par voie de communiqué, la première ministre britannique Theresa May a déclaré : « Le Royaume-Uni ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas la déclaration unilatérale d'indépendance émanant du parlement régional de Catalogne ».

« Elle est fondée sur un vote qui a été déclaré illégal par les tribunaux espagnols. Nous souhaitons toujours que l'État de droit soit maintenu, la Constitution espagnole respectée et l'unité espagnole préservée. »

Les États-Unis se sont aussi prononcés en faveur de l'unité espagnole.

« La Catalogne fait partie intégrante de l'Espagne, et les États-Unis soutiennent les mesures constitutionnelles du gouvernement espagnol visant à maintenir l'Espagne forte et unie », a indiqué une porte-parole du département d'État, Heather Nauert.

Les banques catalanes ont souffert

La proclamation d’indépendance a secoué la Bourse de Madrid vendredi.

L’un des principaux indices boursiers de l’Espagne, l’indice Ibex 35, a clôturé la séance avec un recul de 1,45 %, tandis que les principales Bourses européennes ont terminé en hausse.

D’autres titres ont été écorchés. C’est le cas notamment des banques catalanes qui ont transféré leur siège social hors de la région.

Banco Sabadell et CaixaBank ont vu leurs titres plonger de 4,85 % et 2,64 % respectivement.

Selon le quotidien El Pais, près de 1700 entreprises ont transféré leurs sièges sociaux hors de la Catalogne depuis le référendum du 1er octobre.

 Bourse en EspagneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bourse en Espagne

Photo : Radio-Canada

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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