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L’immigration en hausse au Manitoba

Des immigrants lors d'une assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.

Des immigrants lors d'une assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les immigrants occupent de plus en plus de place au Manitoba, passant de 1,8 % de la population en 2001 à 5,2 % en 2016. L'année dernière, ils étaient plus de 225 000 à avoir choisi la province des Prairies, selon les derniers chiffres de Statistique Canada.

Selon le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba, cette tendance est très encourageante, car la province témoigne d’une pénurie de travailleurs qualifiés.

« Quand ils arrivent ici, non seulement ils vont travailler, mais aussi ils vont payer leurs taxes, ce qui fait des entrées d'argent aussi au fédéral. Ils vont faire aussi l'achat d'une maison, louer des appartements, donc ça fait vraiment rouler l'économie manitobaine », explique Mohamed Doumbia, conseiller en immigration d’affaires pour l'organisme.

Pour Merouane Abed, un Algérien qui est arrivé en sol canadien l’an dernier avec sa femme et sa petite fille, la province des Prairies était un choix évident. « Le Manitoba, ça reste une province qui est très active économiquement, donc il y a beaucoup d'emplois », avance-t-il.

« Je suis arrivé [au Manitoba]. Trois jours après, j'avais le poste. Ça a été très rapide », enchaine le chargé de compte pour une entreprise de marketing multinationale.

Ce qui n'est pas le cas ailleurs, selon lui. « On entend beaucoup d'histoires de personnes qui ne trouvent pas d’emploi ou qui travaillent dans des postes vraiment de base. On n’était pas attirés par ça. »

« Nous [les immigrants] avons des diplômes, nous avons une expérience. Notamment, pour cette procédure pour les francophones du Manitoba, c'est un minimum de deux ans d'expérience [de travail pour immigrer] et il faut avoir un diplôme. Nous sommes là, nous sommes un atout pour la province. On ne vient pas pour profiter des aides », explique M. Abed.

Manque de ressources

Toutefois, souligne Mohamed Doumbia, il existe un manque de ressources en matière d’accueil et de recherche d’emploi pour les nouveaux venus. En outre, les diplômes d’autres pays ne sont pas toujours reconnus au Canada.

Alors qui va les orienter et les appuyer à chercher la reconnaissance de ces diplômes-là ?

Mohamed Doumbia, conseiller en immigration d’affaires

Convaincre des francophones de choisir le Manitoba comme terre d’accueil présente également un défi, ajoute M. Doumbia.

Depuis trois ans, le CDEM fait l’inventaire au sein des municipalités bilingues pour cibler les besoins en main-d’œuvre, avant de se rendre dans des salons de l'emploi dans le reste du pays et du monde, avec le but d’attirer des francophones vers l’Ouest du pays.

« Ce qu’on veut vraiment, c’est des immigrants qualifiés et bilingues, parce que la langue de travail, c’est l’anglais. Le “social”, c’est français. On peut vivre en français, mais travailler, c’est en anglais », rappelle Mohamed Doumbia.

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