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Recensement : il faut investir dans la jeunesse autochtone, dit le chef Bellegarde

Perry Bellegarde, chef national de l'Assemblée des Premières Nations.
Perry Bellegarde, chef national de l'Assemblée des Premières Nations. Photo: Reuters / Chris Wattie

Il est urgent d'investir dans une population autochtone qui est jeune et croissante, estime le chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, au lendemain du dévoilement du recensement de Statistique Canada mercredi.

Les populations autochtones, particulièrement les Inuits, sont encore très jeunes dans l’ensemble du pays. En 2016, l'âge moyen de la population autochtone se situait à 32,1 ans, soit dix ans de moins que l'âge moyen de la population non autochtone (40,9 ans).

« Ces résultats démontrent le besoin urgent d'investissements continus en éducation et la formation », affirme le chef Bellegarde par voie de communiqué de presse.

D’une enquête à l’autre, les Autochtones gagnent environ 10 000 $ de moins par année que les non-Autochtones. Les populations vivant dans des communautés autochtones éloignées et isolées ont souvent moins accès à l'éducation et à des emplois mieux rémunérés.

Le chef Bellegarde a également mentionné les « conditions sociales et économiques difficiles » auxquelles font face les Autochtones.

Les données démontrent en effet que les réserves manquent de logement et que ceux qui existent sont désuets et surpeuplés. Un Autochtone sur cinq vit dans un logement qui a besoin de réparations majeures, selon le recensement.

Les langues menacées

Le chef de l'APN a également réitéré l'importance d'une loi visant à protéger les langues autochtones, ce que s'est engagé à faire le premier ministre Justin Trudeau en décembre 2016.

L'année dernière, plus de 70 langues autochtones distinctes ont été déclarées dans le recensement. Cependant, plusieurs d’entre elles sont menacées, particulièrement dans les villes, où les Autochtones ont peu de chances de parler leur langue.

« Des interventions et des soutiens pour toutes les langues sont nécessaires. C’est le moment qu'une loi sur les langues autochtones assure le maintien et la revitalisation des langues des Premières Nations », souligne Perry Bellegarde.

 

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