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Projet de loi 143 : les éducatrices de garderies non subventionnées se mobilisent

Une éducatrice avec deux enfants dans une garderie.

Sandra Charrier est éducatrice en milieu familial.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le projet de loi 143 qui obligerait les services de garde en milieu familial non régies à réduire leur ratio de six à quatre enfants amène des inquiétudes chez des éducatrices. La perte financière découlant de ce changement serait si importante que certain d'entre eux pourraient fermer. Des responsables de garde en milieu familial de Sherbrooke se mobilisent et réclament un statu quo dans les règles.

Des consultations entourant ce projet de loi ont lieu cette semaine à Québec.

À peine entrée en fonction, le nouveau ministre de la Famille, Luc Fortin fait face à une levée de boucliers des responsables de service de garde en milieu familial. Celui qui est également député de Sherbrooke rappelle que ce projet de loi vise surtout à favoriser la réussite éducative et à assurer la sécurité des enfants.

« C'est vraiment une question de sécurité qui est derrière cette mesure. Est-ce que cette mesure est appropriée ou elle aura l'effet pervers de faire fermer certaines garderies et que ces enfants-là se retrouvent sans place du jour au lendemain? Il faut être à l'écoute et c'est ce que nous allons faire au cours des prochains jours », indique le ministre de la Famille, Luc Fortin.

Perte de 4 M$

Une étude d'impact, qui est disponible sur le site du ministère de la Famille, révèle que la perte de revenus liée à la baisse de ratio dans les 2764 garderies s'élève à un peu plus de 4 millions de dollars.

Sandra Charrier est une responsable de garde en milieu familial non régie à Sherbrooke. Six enfants, dont le sien, sont sous sa responsabilité. « On est très préoccupés par les impacts qu'une baisse de ratio pourrait avoir. Diminuer le ratio, ça implique que sûrement des garderies vont fermer, probablement plusieurs même. On fait de très longues journées et c'est de la clientèle que l'on perd. C'est mon cas. Si je dois baisser mon ratio, je ne pourrai pas continuer. Ça ne sera pas possible ni rentable. »

Mme Charrier rappelle qu'un montant moyen de 30 $ par jour par enfant est chargé aux parents. « Il n'y a pas beaucoup de monde qui va accepter de faire plus de 10 heures par jour pour ce montant. Dans mon cas, j'aurais 90 $ par journée [car son fils compte dans le ratio], ça serait impossible de payer les dépenses reliées à ma garderie. Ces enfants-là, on veut les nourrir, les amuser, les faire sortir à l'occasion. On veut offrir de la qualité dans notre travail. »

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