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Adapter la justice aux réalités des jeunes de 2017

l'affiche du congrès de l'association canadienne de justice pénale, c'est la feuille d'érable du Canada avec écrit dessus en anglais : canadian, youth and justice
L'Association canadienne de justice pénale tient une foule de conférences sur l'interaction entre les jeunes et la justice. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des centaines d'intervenants auprès de jeunes vulnérables ou de jeunes criminels se réunissent à Toronto cette semaine. L'Association canadienne de justice pénale tient de nombreuses conférences sur l'interaction entre les jeunes et la justice dans le cadre de son congrès annuel.

Difficile d'imaginer un système plus immuable que celui de la justice.

Le président de l'Association ontarienne de justice pénale, Brian Smegal, croit que le système doit trouver les moyens de s'adapter aux jeunes. Il estime entre autres que le système de justice doit pouvoir les toucher sur les plateformes qui les intéressent, notamment dans le monde virtuel.

Les jeunes vivent dans un monde qui n'existait pas auparavant.

Brian Smegal, hôte de la conférence

L'enjeu est d'autant plus important selon le directeur de l'Association canadienne de justice pénale Irving Kulik que près de 80 % des détenus adultes dans les prisons fédérales sont aussi entrés en contact avec le système de justice en tant que mineurs.

Il faut que la société se concentre sur cette population si on veut avoir un effet à long terme positif sur les études.

Irving Kulik

Parmi les conférencières, l'ancienne députée québécoise Maria Mourani est venue parler de radicalisation.

La criminaliste affirme que les enjeux contemporains, comme ceux entourant la radicalisation de jeunes musulmans, ne sont pas bien différents de ceux qui touchent la jeunesse depuis des décennies.

Selon elle, les jeunes qui se tournent vers les gangs de rue et ceux qui choisissent de joindre des groupes extrémistes ont beaucoup en commun.

« On traite ce phénomène-là comme s'il était nouveau et différent, alors que c'est un phénomène jeunesse comme un autre », juge-t-elle.

Au lieu d'aller dans les gangs, il s'en va dans un groupe djihadiste. Au lieu d'aller dans un réseau de prostitution, elle s'en va rejoindre son guerrier en Syrie. Vous voyez. On a déjà beaucoup d'outils. On pense qu'il faut réinventer la roue, mais c'est faux.

Maria Mourani
Maria MouraniMaria Mourani Photo : Radio-Canada

Mme Mourani souligne par ailleurs l'importance d'inclure les proches des jeunes en difficulté dans la solution. « Si on comprend ses besoins, on comprend quel est le besoin qui était rempli par ce groupe-là, on s'adjoint la famille et on a déjà pas mal d'outils », conclut-elle.

Toronto

Jeunesse