•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le coquelicot veut redorer son blason à Québec

Un coquelicot

Un coquelicot

Photo : Radio-Canada / Brent Roy

Radio-Canada

Alors que la vente du coquelicot est officiellement lancée dans la région de Québec, les responsables de la campagne de financement pour venir en aide aux vétérans veulent faire oublier les conflits et controverses des dernières années qui ont terni sa réputation.

Un texte de Jean-François Nadeau

Un conflit opposant la filiale locale et la Légion royale canadienne a fait fuir des bénévoles et miné la vente du coquelicot dans la région de Québec au cours des dernières années.

La filiale locale avait été mise sous tutelle de février à octobre 2013, à la suite d'une transaction immobilière douteuse. Selon des allégations, des fonds de campagne du coquelicot auraient également été versés à des organismes qui n'ont aucun lien avec les vétérans.

Le président de la Filiale 265 de la Légion royale canadienne, André LavalléeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de la Filiale 265 de la Légion royale canadienne, André Lavallée

Photo : Radio-Canada

Sensibiliser la population

L'ancien président de la Filiale265 de la Légion royale canadienne a démissionné. Son successeur, André Lavallée, pense pouvoir redorer l'image de son organisation.

« On est en pourparlers avec les instances de la base militaire, avec les instances civiles, pour essayer de refaire les ponts, explique-t-il. C'est un travail qui est de longue haleine, qui est continuel. On essaie d'avancer dans le positif. Tout le monde a mis de l'eau dans son vin. On n'a pas oublié, mais on a tous un même but : aider nos vétérans. »

André Lavallée soutient aussi qu'il est plus difficile de sensibiliser la population à l'importance d'acheter le coquelicot au Québec qu'ailleurs au pays.

« Quand il y a eu les incidents à Saint-Jean et Ottawa, il y a eu une petite hausse des ventes, illustre-t-il. En général, c'est pas mal tout le temps la même chose. Le peuple québécois n'est pas très attaché à l'histoire militaire. C'est notre culture française et québécoise qui fait qu'on est moins attachés aux valeurs nationales canadiennes. »

Environ 60 000 coquelicots sont vendus chaque année dans la région de Québec.

« On arrive bon an, mal an, à amasser environ 80, 90 000 $, mentionne André Lavallée. Tout cet argent-là sera directement redonné aux anciens combattants, aux vétérans, où à leurs familles. »

Le responsable de la campagne du coquelicot rappelle que la filiale de Québec a connu, l'an dernier, la plus importante hausse du nombre de membres. La légion locale compte maintenant environ 340 membres.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Société