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Une Ontarienne a dépensé 5000 $ par mois pour des médicaments contre le cancer

Des mains de pharmaciens trient des pilules

La moitié des médicaments anticancéreux sont pris oralement, selon Lymphome Canada, qui ajoute que ces médicaments coûtent des milliers de dollars.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De plus en plus de patients atteints du cancer sont traités à la maison avec des médicaments qui ne sont pas couverts par l'assurance-médicaments de l'Ontario. Ces traitements sont pourtant préférés par certains médecins à ceux prodigués à l'hôpital. Lymphome Canada déplore que l'Ontario tarde encore à en assumer les coûts.

Sharon Dennis dépensait 5000 $ par mois pour des médicaments pour combattre sa leucémie. Elle a réussi à trouver un assureur qui lui remboursait les coûts de ses médicaments, mais elle devait d'abord payer de sa poche et se faire rembourser : un lourd fardeau pour elle.

Les personnes font face à une question horrible : soit j'achète mes médicaments et je me ruine financièrement, soit je ruine ma santé parce que je ne peux pas me permettre [de payer] les médicaments dont j'ai besoin.

Une citation de : France Gélinas, députée néo-démocrate
Sharon Dennis en conférence de presse au studio des médias à Queen's Park.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sharon Dennis devait payer de sa poche 5000 $ par mois pour des médicaments anticancéreux pour combattre la leucémie.

Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Mme Dennis a aussi dû attendre plusieurs semaines avant d'avoir le feu vert de son assureur, ce qui signifie plusieurs semaines de délai pour recevoir son traitement.

Robin Markowitz, de Lymphome Canada, affirme que les délais avant de pouvoir être approuvés pour un remboursement d'une compagnie d'assurance et d'avoir accès à un médicament peuvent prendre huit semaines. « Pour des patients très malades, cela peut vouloir dire la fin de leur vie », souligne-t-elle.

Daniel Glazerman a reçu un diagnostic de lymphome à l'âge de 43 ans. Il a subi des traitements de chimiothérapie très douloureux. « J'avais des sifflements dans les oreilles, d'importants maux de tête, je ne pouvais pas voir clairement. »

Daniel Glazerman en conférence de presse au studio des médias à Queen's Park.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Glazerman, un survivant du cancer, voudrait avoir accès à des médicaments oraux plutôt qu'à des traitements de chimiothérapie, si le cancer devait réaparaître.

Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Ses médecins l'ont avisé que le cancer réapparaîtra peut-être. Si tel est le cas, M. Glazerman voudrait choisir les médicaments oraux, qu'il pourrait prendre à la maison.

Deux ans de médicaments anticancéreux pris à la maison peuvent coûter 200 000 $. Si je vivais dans une province à l'ouest de l'Ontario, ce ne serait même pas un enjeu.

Une citation de : Daniel Glazerman, survivant du cancer

Sharon Dennis et Daniel Glazerman se sont déplacés jusqu'à Queen's Park afin de demander au gouvernement libéral de financer avec l'assurance-maladie les médicaments contre le cancer à prendre à la maison.

Ils y ont apporté 15 000 cartes postales signées par des Ontariens qui appuient leur cause.

Lymphome Canada précise qu'un Canadien sur deux recevra un jour un diagnostic de cancer à un moment de sa vie.

Le ministre ontarien de la Santé, Eric HoskinsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre ontarien de la Santé, Eric Hoskins

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le ministre de la Santé Eric Hoskins affirme que 89 % des patients atteints de cancer dans la province sont des aînés et que leurs médicaments sont payés par la province.

Il ajoute qu'à partir de janvier, les médicaments anticancéreux, comme les autres médicaments d'ordonnance, seront gratuits pour les enfants et les jeunes de 24 ans et moins.

Le ministre Hoskins précise toutefois que son ministère évalue l'ajout d'autres médicaments à la liste de ceux remboursés par la province, mais il voudrait surtout voir la mise sur pied d'un régime pancanadien d'assurance-médicaments.

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