•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

On danse et on chante en français à Vernon!

Des jeunes de douzième année de l'École secondaire d'immersion W.L.Seaton de Vernon chantent en français dans leur classe.

Des élèves de 12e année de l'École secondaire d'immersion W.L.-Seaton de Vernon chantent en français dans leur classe.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Radio-Canada

Des élèves de 12e année qui dansent en ligne tout en chantant en français en salle de classe, vous en voyez souvent? C'est l'exercice amusant auquel se prêtent ceux de l'École d'immersion W. L.-Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique, lorsqu'ils ont besoin de bouger entre les travaux et les dictées.

Un texte de Jacqueline Landry

La seule école secondaire à offrir un programme d’immersion française au sein de la Commission scolaire 22, dans la région de l'Okanagan, doit multiplier les activités originales pour que le français dépasse le seuil de l’apprentissage dans l’esprit des 420 élèves qui ont choisi d'avoir des cours dans les deux langues officielles.

Danser en français

Chaque semaine, nous pratiquons une chanson dans la classe. Nous avons un texte dans lequel il manque des mots. Nous remplissons les cases vides. Et le vendredi, nous avons un test. C’est une belle façon d’étudier la poésie française.

Bridgette Carey, élève de 12e année de l'École secondaire W.L-Seaton de Vernon

La moitié des élèves de l’école, soit 420 sur 840, sont inscrits en immersion. Il y a sept ans, ils ne représentaient que le quart des élèves. La direction de l’école est très fière de ces résultats.

La Coordonnatrice du programme d’immersion de la Commission scolaire 22, Stéphanie Hewson, explique avec fierté que 25 % des élèves en immersion sont de jeunes Autochtones qui veulent apprendre le français.

La Coordonnatrice du programme d'immersion du district scolaire 22 en Colombie-Britannique, Stéphanie Hewson, discute devant un ordinateur avec des élèves du secondaire à l'École W.L.Seaton de Vernon.

La Coordonnatrice du programme d'immersion du district scolaire 22 en Colombie-Britannique, Stéphanie Hewson, discute avec des élèves du secondaire à l'École W.L.Seaton de Vernon.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Sortir du microcosme

Le plus grand défi, affirme Stéphanie Hewson, c’est d’ouvrir la salle de classe de français au monde réel.

Car les jeunes apprennent une langue, dit-elle, entre quatre murs. Ils pratiquent entre eux et n'ont comme référence, la plupart du temps, que l’accent anglophone de leurs camarades de classe. Il leur manque les vraies discussions sur le terrain.

Il leur faut réaliser que cette langue est vivante et qu’elle est parlée couramment dans d’autres communautés. Certains jeunes en arrivent même à douter que l’on puisse les comprendre en français.

C'est pourquoi l’école offre des activités en français pour créer un véritable environnement francophone.

Vernon, ce n’est pas Vancouver. Nous sommes dans une communauté anglaise. Il nous faut continuellement nourrir nos élèves avec des activités culturelles. Pour que l’élève réalise que le français qu’il apprend existe à l’extérieur de la salle de classe.

Stéphanie Hewson, Coordonnatrice du programme d’immersion au secondaire de la Commission scolaire 22

Un travail sans fin

À l'origine de ces résultats encourageants, il y a des enseignantes passionnées, des femmes de coeur, qui ne ménagent pas leurs efforts pour rendre la langue française attrayante.

Yvonne Fiala, enseignante à l'École W.L.Seaton de Vernon, discute avec des élèves en immersion devant une rangée de casiers.

Yvonne Fiala, enseignante à l'École W.L.Seaton de Vernon, discute avec des élèves en immersion.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Yvonne Fiala est l'une d'entre elles, transmettant sans relâche son amour du français, qui n’est pas sa langue maternelle, qu’elle a appris dans une école d’immersion.

C’est un travail sans relâche, d’inciter les élèves à parler français entre eux. Mais je ne suis jamais fatiguée de transmettre cette passion.

Yvonne Fiala, enseignante à l'École secondaire W.L. Seaton
Annie Bouchard, enseignante à l'École secondaire W.L Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique, prépare ses cours, assise à son bureau dans sa salle de classe.

Annie Bouchard, enseignante à l'École secondaire W.L Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique, prépare ses cours dans sa salle de classe.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Annie Bouchard enseigne aux élèves de la 10e à la 12e année. Sa salle de classe invite à l’apprentissage dans la détente et le plaisir.

À l’entrée, un tablier mural invite les jeunes à déposer leurs cellulaires. Il n'y a pas de place pour la distraction, affirme l’enseignante.

Un tablier à cellulaires pour ranger les téléphones des élèves à l'école W.L.Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique.

Un tablier à cellulaires pour ranger les téléphones des élèves à l'école W.L.Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Mais il y a beaucoup d'espace pour la zénitude. Une lampe de sel éclaire le fond de la pièce, et des affiches inspirantes côtoient les règles de grammaire.

Car, si l’enseignante fait danser et chanter ses élèves, elle est intraitable sur la qualité du français.

Des affiches sur la conjugaison sur les murs d'une classe de l'École secondaire d'immersion W.L.Seaton de Vernon en Colombie-Britannique disent ceci: Restez calmes et conjuguez. Restez calmes et n'oubliez pas les accents.

Des affiches sur la conjugaison sur les murs d'une classe de l'École secondaire d'immersion W.L.Seaton de Vernon en Colombie-Britannique

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Même si ça me fait paraître vieux jeu et ancienne, je vais toujours faire de la grammaire. Désolée pour ceux qui sont anti-grammaire. C’est comme faire des gammes lorsque tu étudies le piano. C’est à mon avis la base incontournable pour apprendre la langue française.

Annie Bouchard, enseignante à l'École secondaire W.L.Seaton de Vernon
Des élèves du secondaire de l'École W.L.Seaton de Vernon en Colombie-Britannique, rassemblés à la bibliothèque de l'école lors d'une activité en français.

Des élèves du secondaire de l'École W.L.Seaton de Vernon en Colombie-Britannique, rassemblés à la bibliothèque de l'école lors d'une activité en français.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Annie Bouchard n’hésite pas non plus à récompenser ses élèves pour leurs efforts... avec des friandises. Un petit plaisir qui fait des miracles, dit-elle, lorsqu’il s’agit de motiver les troupes.

Des bonbons dans un sac qui serviront à récompenser les élèves de l'École secondaire W.L.Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique, pour leurs efforts dans l'apprentissage de la langue française.

Des friandises qui serviront à récompenser les élèves de l'École secondaire W.L.Seaton de Vernon, en Colombie-Britannique, pour leurs efforts dans l'apprentissage de la langue française.

Photo : Radio-Canada / Annie Bouchard

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation