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Fini les traitements en oncologie à Grand-Sault et Saint-Quentin

Marcel Bernard répond aux questions de la journaliste.

Marcel Bernard est atteint du cancer en phase terminale.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les patients atteints du cancer dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick devront se rendre à l'hôpital d'Edmundston ou de Campbellton pour recevoir leur traitement de chimiothérapie. Le Réseau de santé Vitalité va cesser d'offrir des soins d'oncologie dans les hôpitaux de Grand-Sault et de Saint-Quentin. Les traitements ne seraient pas assez nombreux pour que les infirmières respectent les normes.

La décision du Réseau de santé Vitalité vient du fait que le nombre de traitements administrés annuellement n’était pas assez nombreux pour assurer un service répondant aux standards de qualité.

On explique également que le transport des traitements de l’hôpital d’Edmundston vers les hôpitaux régionaux ne garantissait pas la qualité du produit.

Le réseau de santé croit donc que ce sera dans l’intérêt des patients de recevoir les traitements d’infirmières ayant plus de pratique dans le domaine.

Pour Marcel Bernard et Magela Moses, atteint d'un cancer en phase terminale, ces raisons ne sont pas valables. « Ma sécurité à moi-même, je m’excuse, mais c’est à Saint-Quentin qu’elle est. Parce que je suis assis à l’hôpital pis je m’en viens chez nous ça prend 5 minutes. C’est le cancer qu’on a c’est pas une grippe. J’aimerais que le monsieur du gouvernement comprenne ça », lance Marcel Bernard.

Magela Moses répond aux questions de la journaliste.
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Magela Moses, lui aussi atteint de cancer en phase terminale, ne comprend pas la décision du réseau de santé Vitalité.

Photo : Radio-Canada / Bernard Lebel

Les deux patients ont du mal à s’expliquer la décision du Réseau de santé Vitalité. Ils affirment que les services qu’ils reçoivent sont déjà suffisants. « Je ne comprends pas là, c’est dur à dire parce que juste dans notre petit coin là, on est supposément 19 qui ont le cancer. Pourquoi couper le service quand on a [déjà] des bons services? »

Un traitement stressant

Les deux hommes croient que quand vient le temps de recevoir un traitement, la proximité est toujours meilleure pour le patient qui vit déjà un très grand stress. « Si je prends le chemin l’hiver pour aller faire des traitements à Edmundston, c’est une heure pour m’en venir pis une heure pour aller. Pis après les traitements tu ne feel pas pour ça. T’as déjà assez de la maladie sans te rallonger dans les chemins pis à travers des orignaux. »

Et si le réseau de santé ne revient pas sur sa décision, Marcel Bernard et Magella Moses sont catégoriques. Ils arrêteront les traitements. « Moi je vais vous le dire. Je suis quasiment en fin de vie là. Je n’irai pas en dehors. Je vais rester icitte », affirme Marcel Bernard.

« Pis si c’est ça vraiment qu’ils coupent, ben je vais faire comme lui, je vais arrêter », renchérit Magela Moses.

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