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Le KKK est à la recherche de nouveaux membres à Fredericton

L'une des affiches montre un couple blanc et comporte le message « Nous avons le droit d'exister ».

Cette affiche prônant le suprémacisme blanc était apparue il y a quelques semaines sur le campus de l'Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton.

Photo : CBC/Jordan Gill

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Hey #Fredericton #NouveauBrunswick le KKK recherche des personnes blanches et chrétiennes dans votre région », annonçait dimanche le compte Twitter Canuck Klansman.

Un texte d'Anaïs Brasier

Ce n’est pas la première manifestation d’un groupe suprémaciste blanc à Fredericton. Il y a quelques semaines, des affiches prônant la suprématie blanche sont apparues sur le campus de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton. Une affiche similaire avait été plaquée sur un panneau malécite de l’Université Saint-Thomas.

« Le racisme existe depuis longtemps au Nouveau-Brunswick et au Canada », lance d’emblée Tabatha Armstrong, membre du groupe No One is Illegal à Fredericton, une organisation qui lutte contre le racisme et la discrimination.

La publication Twitter avec une illustration où on peut voir un membre du Ku Klux Klan avec sa cagoule blanche. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sur la publication Twitter, on peut lire « Fredericton, Nouveau-Brunswick, le KKK cherche des membres de race blanche et chrétiens dans votre région ».

Photo : Radio-Canada / Twitter : Canuck Klansman

Selon elle, la province n’assiste pas à une recrudescence du racisme, mais de la volonté de ces groupes d’ « abuser des gens qui pourraient être guidés par la peur et les mythes racistes ».

« Je pense qu’il est juste de dire que des individus tentent de former des groupes haineux au Nouveau-Brunswick », estime-t-elle, en faisant référence aux tentatives du groupe Storm Alliance d’organiser des manifestations dans la province.

Des groupes d’extrême droite décomplexés

Selon Tabatha Armstrong, le contexte politique mondial actuel peut encourager les groupes haineux à s’exprimer sur la place publique. « Je pense que des politiciens comme Trump, qui font la promotion de commentaires racistes, incitent à faire des remarques racistes et à commettre des gestes haineux. Ces personnes craignent moins les répercussions maintenant. »

D’ailleurs, si plusieurs profitent de l’anonymat relatif des réseaux sociaux pour faire des commentaires haineux, certains n’hésitent pas à s’exprimer ouvertement. « Plusieurs membres des minorités visibles ont été la cible d’attaques racistes de la part de personnes qui ne cachent pas leur identité », souligne Tabatha Armstrong.

Le Ku Klux Klan des États-Unis en appuis

Un membre du Ku Klux Klan des États-Unis a confirmé qu'ils intensifient leurs efforts afin de recruter de nouveaux membres dans la région de Fredericton. Depuis que la province compte 12 nouvelles personnes dans leurs rangs, il croit que c’est un terreau fertile pour en rallier davantage à leur cause.

La publication du Canuck Klansman a été retirée de son compte Twitter. Radio-Canada a tenté de joindre la ou les personnes responsables, mais notre demande est restée sans suites.

Klansman est le terme utilisé pour désigner un membre du Ku Klux Klan.

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