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Archives

100e de la révolution bolchevik : la prise du pouvoir brutale du communisme en Russie

Char allégorique avec une affiche géante de Staline au milieu d'une parade avec des femmes costumées en paysannes

Parade aux couleurs du régime soviétique de Staline tirée d'un reportage de l'émission Le Point du 24 août 1992

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a 100 ans, la Russie basculait vers le communisme. En pleine Première Guerre mondiale, des partisans du parti bolchevik s'emparent du palais d'Hiver, siège du gouvernement provisoire. C'est une première étape vers la création de l'URSS. Retour en archives sur les lendemains amers de ce régime.

L’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) est créée en 1922. Sa formation découle de la révolution d’Octobre de 1917, menée par Lénine et Trotsky. Cette nouvelle union prendra rapidement un virage autoritaire. C’est avec un coup d’État que les bolcheviks obtiennent le pouvoir et c’est un second putsch qui entraînera la chute de l’empire soviétique en 1991. Cette fois, les caméras de Radio-Canada sont là pour capter la fin abrupte du régime communiste.

Femmes dansant dans des cages dans une discothèque à la mode, à Moscou

Le Point, 24 août 1992

Photo : Radio-Canada

« Une révolution aussi brutale que l’autre », c’est ainsi que la journaliste Paule Robitaille qualifie le passage de la Russie à un régime capitaliste. Son reportage-choc est diffusé à l’émission Le Point du 24 août 1992, quelques mois après le démantèlement de l’empire soviétique. De Moscou, la journaliste se penche sur le mode de vie des nouveaux riches de la classe moyenne, « boulimiques » de cette nouvelle société de consommation. À travers ces excès, les inégalités sociales sont béantes. Malgré le mécontentement et les préoccupations de certains Moscovites devant ce « vide social », le socialisme est déjà bien loin derrière.

Le Point, 6 avril 1993

Le modèle Igor Bazenko incarne bien ce déni postcommuniste de la Russie des années 90. Pendant 60 ans, il a représenté l’homme idéal soviétique. Œuvrant comme modèle vivant, il a donné son corps pour immortaliser des héros du régime sur de nombreux monuments érigés sur les places publiques de Russie. Paule Robitaille recueille son témoignage pour l’émission Le Point du 6 avril 1993. Âgé de 80 ans, Igor Bazenko vit à présent dans la misère, car l’État russe refuse de lui verser une pension, ne reconnaissant pas son métier. De grande vedette du réalisme socialiste, le modèle ne soulève désormais rien de plus que l’indifférence. Et les statues sur lesquelles il est immortalisé sont une à une déboulonnées.

Aujourd'hui, 100 ans après la révolution d’Octobre, les symboles du régime soviétique continuent d’être démontés, bien qu’on voie apparaître une certaine nostalgie du socialisme ou même du stalinisme, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

La chute de l'URSS

Le 21 décembre 1991, l'empire soviétique se désagrège. Une nouvelle union de onze républiques souveraines est créée sur les ruines de l'ex-Union des républiques socialistes soviétiques, aux termes d'un traité signé à Alma Ata, alors capitale du Kazakhstan. Le président de l'empire disloqué, Mikhaïl Gorbatchev, qui tenta d'insuffler des réformes, assiste, impuissant, au démantèlement de l'Union soviétique. Le drapeau tricolore russe remplace celui hérité de la révolution bolchevique.

La chute de l'URSS s'inscrit dans un élan d'indépendance général. À partir de l'automne 1991, des républiques d'Union soviétique commencent à s'émanciper et déclarent leur indépendance. Le 8 décembre 1991, la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine se rassemblent au sein de la Communauté des États indépendants (CEI).

Les chefs d'État des onze républiques réclament alors la démission de Mikhaïl Gorbatchev. Président sans pouvoir, il démissionne quatre jours après l'effondrement de l'Union soviétique, le 25 décembre 1991.

Gorbatchev, nommé chef du Parti communiste en 1985, est le dernier président de l'URSS.

Initiateur de réformes démocratiques, il doit aussi composer avec une économie croulant sous le poids des dettes, héritées notamment de la course aux armements durant la guerre froide. Avec la perestroïka, sa nouvelle politique économique et sociale, il souhaitait modifier les rapports politiques ainsi que l'omnipotence du Parti communiste et instaurer une économie de marché.

Ses idées de réformes n'ont toutefois pas fait l'unanimité. Déjà en août 1991, une tentative de putsch avortée avait fragilisé le régime.

Le 26 décembre 1991, lendemain de la démission de Mikhaïl Gorbatchev, l'Union soviétique est officiellement dissoute.

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