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L'instinct maternel, une réalité biologique universelle

Pas moins de 389 912 bébés sont nés au Canada en 2016.
Pas moins de 389 912 bébés sont nés au Canada en 2016. Photo: iStock / jeannehatch

Les nouvelles mamans réagissent de la même façon aux pleurs de leurs bébés, peu importe où elles se trouvent sur la planète, montre une étude internationale dont les résultats tendent à confirmer la nature biologique de l'instinct maternel.

Un texte d'Alain Labelle

Réalisés dans onze pays, ces travaux montrent qu’une mère qui entend son bébé pleurer aura tendance à toujours avoir le même comportement : le prendre dans ses bras et lui parler afin de le rassurer.

Les examens d’imagerie par résonance magnétique du cerveau des mères indiquent que les pleurs des nouveau-nés activent des régions spécifiques du cerveau de leur mère liées aux soins, aux mouvements et à la parole, et ce, indépendamment de leur culture.

En outre, des zones frontales du cerveau impliquées dans la capacité d'interpréter des sons sont aussi activées.

Ces résultats laissent à penser que les réponses des mères aux pleurs de leur bébé sont bien programmées dans le cerveau et communes à l'ensemble des cultures.

Dr Marc Bornstein du NICHD

Le Dr Marc Bornstein du NICHD (National Institute of Child Health and Human Development) et ses collègues expliquent qu’une meilleure compréhension de la nature physiologique de la relation mère-enfant permettra éventuellement d’identifier et d’aider les mères à risque de maltraitance ou d'autres comportements problématiques.

Plus de 680 femmes récemment devenues mères pour la première fois ont participé à ces travaux. Elles venaient d’Argentine, de Belgique, du Brésil, du Cameroun, de la France, d’Israël, d’Italie, du Japon, du Kenya, de Corée du Sud et des États-Unis.

Les interactions entre les mamans et les bébés de cinq mois ont été observées et enregistrées. Les chercheurs ont ainsi pu établir si elles répondaient aux pleurs de leur enfant en montrant de l'affection, en le distrayant, en le nourrissant, en lui changeant la couche, en le prenant dans leurs bras ou en lui parlant.

Le détail de ces travaux (Nouvelle fenêtre) (en anglais) est publié dans les PNAS, les annales de l’académie américaine des sciences.

Et les hommes?

D'autres travaux (Nouvelle fenêtre) (en anglais) ont déjà montré que le cerveau des femmes et celui des hommes percevaient différemment les pleurs d'un bébé. Dans la nuit, par exemple, les hommes semblent moins entendre les cris des bébés que les femmes, qui sont plus enclines à se lever pour aller les réconforter, malgré l’évolution des rôles parentaux depuis les dernières décennies.

Avec les informations de Agence France-Presse

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