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La Coop Purdel achètera les graines de lin produites dans la Mitis

Silos de la Coop Purdel
La Coop Purdel commercialisera les graines de lin des produites dans la Mitis. Photo: Radio-Canada / Julie Tremblay

La Coop Purdel signe une entente avec les producteurs de la Mitis afin de transformer les graines de lin produites dans la région. Si tout va bien, une centaine de tonnes pourraient être transformées en nourriture pour le bétail cette année, une quantité qui est appelée à augmenter.

Un texte de Julie Tremblay

Actuellement, la majorité des graines de lin achetées au Québec proviennent de l'Ouest canadien. En achetant le lin produit dans la Mitis, la Coop voit une opportunité d'encourager les producteurs d'ici en plus de développer un produit 100 % Québécois.

Au lieu d'acheter le lin dans l'Ouest comme on le fait actuellement, on s'est dit pourquoi ne pas travailler avec les producteurs du Bas-Saint-Laurent et développer cette culture-là?

Philip Bernier, directeur agricole à la Coop Purdel

Les graines de lin de la Mitis seront d'abord nettoyées aux installations de la Coop Purdel à Rimouski, avant d'être transportées à Sainte-Rosalie, où elles seront transformées.

Le directeur agricole de la Coop Purdel, Philip Bernier,Le directeur agricole de la Coop Purdel, Philip Bernier, croit qu'il y a un marché très intéressant pour le lin. Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Même si la culture du lin est encore marginale, M. Bernier estime qu'elle pourrait devenir aussi importante que celle du canola. Il affirme qu'en peaufinant les techniques de récolte, les rendements pourraient devenir très intéressants.

« Le lin, ça me fait beaucoup penser au canola quand on a commencé. Les producteurs allaient chercher 0,8 tonne à l'âcre, le lin ça ressemble beaucoup à ça puis 15 ans plus tard, dans le canola, c'est pas rare de voir 1,4 tonne à l'acre. [...] Dans le lin, si les producteurs peuvent aller chercher pas loin d'une tonne à l'âcre, ça peut être quelque chose de vraiment intéressant. »

Jean CôtéJean Côté cultive le lin depuis 2010. Il souhaite que cette culture soit couverte par l'assurance-récolte afin de diminuer les risques. Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Un obstacle majeur : l'assurance-récolte

Pour l'instant, peu d'agriculteurs osent se lancer dans la production de lin, notamment parce que cette culture n'est pas couverte par l'assurance-récolte. Le producteur de lait Jean Côté, qui a été l'un des premiers à cultiver le lin dans la Mitis, affirme qu'il cultiverait davantage de lin s'il était mieux assuré.

Cette année j'ai fait huit hectares, je pourrais facilement tripler ma superficie s'il y avait une assurance-récolte pour me protéger.

Jean Côté, producteur de lait et de lin

Selon la Financière agricole, cette couverture sera accessible aux producteurs dès 2018.

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