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Les Nations unies : 72 ans de crises et de coopérations

Dans le cadre du 25e anniversaire de la télévision de Radio-Canada, le 18 septembre 1977, Raôul Duguay chante la Bittt à Tibi.

Radio-Canada

À l'heure où le protectionnisme regagne en popularité, la journée des Nations unies prend une signification plus que symbolique. Proclamée le 24 octobre 1947, elle marque la fondation de l'organisation internationale, deux ans plus tôt. Pour commémorer l'événement, Radio-Canada vous propose l'extrait d'un reportage du journaliste Jean Cloutier diffusé le 23 mai 1965, dans le cadre de l'émission Caméra 65.

Vingt ans après la création de l’ONU à San Francisco, Jean Cloutier en présente l’historique et fait également le bilan de ses interventions dans le monde.

La question de la décolonisation reste, à l’époque de la diffusion, l’un des dossiers chauds dans l’actualité. Les grandes puissances d’hier se divisent, laissant entrevoir « un jour où la voix du plus fort ne serait plus la seule valable », affirme le journaliste.

La fin du colonialisme

Signe des temps, la Résolution 1514, sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, a été adoptée cinq ans avant la diffusion du reportage, soit le 14 décembre 1960.

Dans cette résolution, l’organisation proclamait « la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations. »

La même année, 16 nouveaux pays devenaient membre de l’organisation internationale des Nations unies. Ainsi, cinq ans plus tard, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire, Arsène Usher, explique à Jean Cloutier les conséquences de l’arrivée à l’ONU des petits pays nouvellement indépendants, dont lui-même fait partie :

« Les pays ayant [récemment] accédé à l’indépendance adoptent, presque tous, une politique de neutralité. Une politique de non-alignement et cela change complètement l’atmosphère des Nations unies. »

La guerre froide, une période tumultueuse

Le monde, en pleine guerre froide, se divise alors entre les démocraties occidentales et les régimes communistes. À partir de la déclaration de Brioni en juillet 1956, le mouvement des non-alignés gagne en importance. Il regroupe principalement les pays nouvellement indépendants, qui ne souhaitent pas entrer dans la confrontation entre l’URSS et les États-Unis.

« Avec ce que j’appelle, poursuit Arsène Usher, la rupture de la sécurité relative et les zones de partage d’influence dans le monde, les pays occidentaux avec les États-Unis à leur tête avaient une majorité. Tandis que maintenant, la situation a complètement changé. »

La majorité n’est plus une majorité fixe. Elle dépend des problèmes.

Arsène Usher

À partir du moment, explique-t-il, où les grandes puissances ne peuvent plus imposer leurs décisions majoritairement, elles cherchent à déplacer la prise de décision vers le conseil de sécurité, l’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies. Pourquoi? Parce qu’elles y conservent un droit de veto.

Peut-on expliquer les difficultés que connaît l’organisation depuis quelques années par ce revirement de situation? Difficile de le confirmer ou de l’infirmer.

Par contre, la question de la Palestine, la guerre de Corée, la création de la force internationale d’urgence des Nations unies (les Casques bleus), le soulèvement en Hongrie, la crise au Congo, la situation à Chypre, sont quelques-uns des autres dossiers chauds en 1965.

Plusieurs sujets qui, 52 ans plus tard, continuent d’alimenter les discussions diplomatiques.

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