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La Banque Royale cherche un acheteur pour Juste pour rire

Gilbert Rozon devant une pancarte du Groupe Juste pour rire

Gilbert Rozon a quitté ses fonctions de président du Groupe Juste pour rire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Groupe Juste pour rire a confié à RBC Marchés des Capitaux le mandat de trouver des acheteurs pour la vente de ses actions, notamment toutes celles détenues par le fondateur et actionnaire majoritaire du groupe, Gilbert Rozon.

Visé par des allégations d'agressions et d'inconduite sexuelles, M. Rozon a annoncé vendredi qu’il avait l’intention de vendre toutes ses actions du Groupe Juste pour rire, après en avoir quitté mercredi ses fonctions de président.

Le producteur affirme se départir de ses actions afin de protéger les employés du Groupe Juste pour rire et de ne pas nuire à l’entreprise.

Le Groupe Juste pour rire comprend notamment une maison de production, une division étrangère, le Festival Juste pour rire et l’émission Les gags.

Allégations d’agressions sexuelles

La semaine dernière, neuf femmes ont raconté au journal Le Devoir et au 98,5 FM avoir été harcelées ou agressées par Gilbert Rozon. Les actes s'échelonneraient sur une période de trois décennies.

Puis, jeudi, une nouvelle présumée victime de Gilbert Rozon a brisé le silence. La comédienne Patricia Tulasne a raconté à Radio-Canada qu’elle avait été agressée sexuellement par le producteur en 1994.

Gilbert Rozon fait aussi présentement l'objet d'une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour une affaire d'agression sexuelle survenue à Paris en 1994. Une plainte a été déposée mercredi à ce sujet.

Antécédents

M. Rozon avait plaidé coupable dans une affaire d’agression sexuelle en novembre 1998 lors d'une réception pour le 15e anniversaire du Festival Juste pour rire au Manoir Rouville-Campbell, à Mont-Saint-Hilaire.

L’année suivante, il a reçu l'absolution de la Cour supérieure du Québec. La ministre de la Justice du Québec d’alors, également responsable de la Condition féminine, Linda Goupil, n’avait pas contesté cette décision.

Grand Montréal

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