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L’organisme Femmes autochtones du Québec manque de fonds pour être représenté à la commission Viens

La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, lors de son témoignage à la commission d'enquête « écoute, réconciliation et progrès », à Val-d'Or.
La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, lors de son témoignage à la commission d'enquête « écoute, réconciliation et progrès », à Val-d'Or Photo: Radio-Canada

Femmes autochtones du Québec (FAQ) a annoncé lundi matin que l'organisation ne pourrait plus être représentée par des avocats lors des audiences de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics.

Par voie de communiqué, l’organisme a souligné que ses réalités financières actuelles ne permettaient plus à l’organisation d’élaborer et de soutenir une expertise juridique adéquate lors du processus complet de la commission Viens.

FAQ affirme avoir déposé des demandes de soutien financier auprès du gouvernement provincial dans le but d’établir sa présence tout au long des audiences, « une nécessité » selon l’organisation. Femmes autochtones du Québec souligne par ailleurs « le manque de support » du Secrétariat aux affaires autochtones (SAA).

FAQ aurait toutefois reçu le 20 octobre dernier une proposition du SAA, une aide qui pourrait permettre à l’organisme d’être représenté jusqu’à la fin de la Commission, prévue pour 2018, un appui que l’organisme juge insuffisant. « Ils nous ont donné un certain financement, mais qui couvre une courte courte partie de ce qu'on aurait de besoin pour pouvoir continuer à représenter Femmes autochtones du Québec tout au long de la commission d'enquête. Poser des questions, contre-interroger : c'est là l'importance d'avoir des avocats », fait valoir l'avocate de l'organisme, Rainbow Miller.

Si on regarde le gouvernement, eux, ils envoient des avocats, donc si eux en envoient, c'est que nécessairement ils considèrent que c'est important d'être représenté par des gens qui ont une formation légale.

Rainbow Miller

« Nous voulons participer aux audiences, sans aucune contrainte », affirme la présidente de FAQ, Viviane Michel, par voie de communiqué. Le gouvernement doit s’investir réellement, et ça veut aussi dire s’assurer que les Autochtones soient représentés au même titre que les services publics », soutient Mme Michel.

Il est difficile de croire que la Commission répondra pleinement à son mandat sans la présence assurée d’une expertise juridique qui défend nos intérêts.

Viviane Michel

Le président de la Commission, Jacques Viens, a accepté la requête, mais était visiblement déçu de ce dénouement. Il a souligné que la participation de Femmes autochtones du Québec était importante pour les travaux de la commission. Cependant, son mandat ne lui permet pas de s'immiscer dans le dossier.

 

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones