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L'ancien parti de Michel Brûlé perd deux candidates

Caroline Moreno et Gabrielle Lebeau, deux ex-candidates municipales dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, à Montréal
Caroline Moreno et Gabrielle Lebeau ont retiré leur candidature dans la foulée des allégations d'ordre sexuel à l'endroit de l'éditeur Michel Brûlé, qui était candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal. Photo: Courtoisie/Site de Plateau sans frontières
Radio-Canada

Caroline Moreno, qui briguait le poste de conseillère d'arrondissement du district De Lorimier, et Gabrielle Lebeau, qui convoitait celui du district Mile-End, à Montréal, en vue des élections municipales du 5 novembre, mettent fin à leur campagne aux côtés de l'éditeur et ex-candidat à la mairie d'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Michel Brûlé.

Un texte de Jérôme Labbé

« Les allégations qui pèsent contre lui ont rendu la poursuite de cette course impossible », affirme Mme Moreno.

« Je compte me retirer de cette élection dont l'ambiance est devenue malsaine », écrit-elle dans un courriel transmis à Radio-Canada.

La candidate précise toutefois n'avoir rien à reprocher à Michel Brûlé, qui l'aurait « toujours traitée avec grand respect » depuis leur première rencontre, en 2002.

Allégations d'inconduites sexuelles

Le patron des Éditions Les Intouchables dirigeait le parti Plateau sans frontières et présentait six candidats aux élections municipales avant d'annoncer son propre retrait de la course à la mairie de l'arrondissement. M. Brûlé a indiqué sur sa page Facebook que, tout en continuant de nier les allégations d'inconduites sexuelles à son sujet, il préférait se retirer.

M. Brûlé présentait une équipe dans le but de déloger le maire sortant, Luc Ferrandez.

Visé par un article du Journal de Montréal dans lequel sept ex-employées affirment avoir été victimes d’attouchements, de baisers forcés, d’exhibitionnisme ou de commentaires déplacés sur leur corps, M. Brûlé a nié l'essentiel de ces allégations, vendredi, et dénoncé une « conspiration ».

« Je suis consternée de voir que la population peut faire office de tribunal et condamner quelqu'un à la lecture d'un article de journal », écrit Mme Moreno.

« D'un autre côté, lorsque la justice accorde une absolution inconditionnelle à un individu qui plaide coupable à une agression sexuelle, je me prends à douter de cette justice », nuance-t-elle, faisant référence à Gilbert Rozon, qui a démissionné de son poste de président du Groupe Juste pour rire cette semaine après avoir été visé par des allégations d’agression et d’inconduite sexuelles. M. Rozon avait plaidé coupable dans une affaire d’agression sexuelle en novembre 1998, mais il avait reçu l'absolution de la Cour supérieure l'année suivante.

« Ayant été plus d'une fois été victime d'agressions physiques et verbales à caractère sexuel, je condamne ces comportements. La présomption d'innocence doit cependant pouvoir s'appliquer à tous », conclut-elle.

Cette semaine, Mme Moreno avait elle-même utilisé sur son compte Twitter les mots-clics #BalanceTonPorc et #MoiAussi pour dénoncer des comportements inappropriés. Ces tweets ont été supprimés depuis.

Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

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