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Malaise autour de la soirée électorale de la Fédération des communautés culturelles de l'Estrie

Le maire sortant de Sherbrooke, Bernard Sévigny

Le maire sortant de Sherbrooke, Bernard Sévigny

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Une soirée électorale organisée par la Fédération des communautés culturelles de l'Estrie a laissé bien des candidats amers. Ceux qui s'étaient déplacés pour l'occasion ont dû sortir pendant la présentation du maire sortant Bernard Sévigny.

La candidate de Sherbrooke citoyen, Julie Dionne, est du nombre. Invitée par la FCCE, elle s'est présentée au début de la soirée en espérant pouvoir discuter avec des électeurs du district de l’Université. Elle est déçue de la tournure des événements.

« Je trouve que c’est un déni de démocratie pas juste pour moi, mais aussi pour les électeurs qui avaient envie de discuter avec moi », dit la candidate, qui raconte s’être fait interrompre en plein milieu d’une conversation pour sortir.

C’est des gens qui ne sont pas nécessairement facilement rejoignables; des fois ils ne travaillent pas à des heures habituelles […] et ces gens-là, on leur dénie le droit de poser des questions.

Julie Dionne, candidate de Sherbrooke citoyen dans le district de l'Université

Les règles?

Selon le déroulement prévu par la FCCE, chaque aspirant au siège de la mairie avait 30 minutes pour répondre à des questions qui leur avaient été préalablement envoyées.

L’équipe de Bernard Sévigny a refusé de commenter la situation, mais précise que les règles de participation à ce genre de soirée sont claires et ne prévoient pas la présence d’autres candidats pendant la présentation des aspirants maires.

Julie Dionne, candidate de Sherbrooke citoyen dans le district de l'Université, en entrevue Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Julie Dionne, candidate de Sherbrooke citoyen dans le district de l'Université

Photo : Radio-Canada

Or, ni les candidats à la mairie ni les candidats de district n'ont dit être au courant de ces règles. L’aspirant maire Denis Pellerin a été choqué de devoir quitter la salle. La candidate à la mairie de Sherbrooke citoyen, Hélène Pigot, est arrivée après le début de la soirée, mais se dit néanmoins « outrée » par cette demande.

« Non ce n’était pas un débat, mais c’était un échange avec la salle », résume-t-elle avant d’ajouter qu’il s’agissait d’une « réunion publique ». « Comment, dans une réunion publique, on enlève des candidats à des postes? Pour moi les règles étaient très claires », a-t-elle assuré, réinvitant du même coup Bernard Sévigny à signer la déclaration de la Ligue d’action civique.

Autre candidate

La candidate indépendante dans le district Ascot, Karine Godbout, a elle aussi dû sortir de la salle pour la présentation de M. Sévigny. Même si elle ne veut montrer aucun coupable du doigt, elle est elle aussi déçue par ce qui s'est passé.

Une pancarte électorale de Karine Godbout, candidate indépendante dans le district d'AscotAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Karine Godbout, candidate indépendante dans le district d'Ascot

Photo : Radio-Canada

Elle ajoute être allée à cette soirée en tant que candidate, mais également en tant que citoyenne. « J’aurai moi aussi à voter pour un maire le 5 novembre. J’aurais aimé savoir ce qu’ils avaient à dire sur ces enjeux qui touchent mon district », dit-elle.

Pas de réaction de la FCCE

La FCCE n’a pas voulu commenter la situation. Son directeur Boubacar Cissé se dit « mal à l'aise » de l'ampleur qu'a pris l'incident, qui occulte les sujets discutés lors de la soirée.

Dans son invitation envoyée aux aspirants maires et dont Radio-Canada a obtenu copie, la FCCE ne donnait aucune règle précise, sauf le temps de présentation et l’heure à laquelle chacun devait arriver.

« Nous offrons cet espace d’échange et de dialogue à chaque candidate et candidat comme étant notre modeste contribution à l’animation de la vie civique et démocratique dans notre ville », pouvait-on lire dans l'invitation.

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