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Les changements climatiques contribuent au caractère extrême des feux de forêt, selon un chercheur

Épaisse fumée et cendres après le passage d'un feu de forêt à Princeton, en Colombie-Britannique, en juillet 2017.

Épaisse fumée et cendres après le passage d'un feu de forêt à Princeton, en Colombie-Britannique, en juillet 2017.

Photo : Radio-Canada / Peter Scobie

Radio-Canada

Les changements climatiques n'ont pas directement causé les feux de forêt qu'ont connus l'Alberta et la Colombie-Britannique cette année, mais ils ont contribué à leur nature extrême, selon un chercheur de l'Université de l'Alberta.

Mike Flannigan, professeur spécialiste des feux de forêt, note que le réchauffement climatique a rendu les sols plus secs et les vents plus forts. Les températures plus élevées ont aussi favorisé l'activité de la foudre. Pour chaque degré de plus, la foudre augmente de 12 %.

En Colombie-Britannique, une zone de 12 000 km2 est partie en fumée, et plus de 45 000 personnes ont été évacuées depuis le mois d’avril. La province a connu sa pire saison des feux de forêt depuis que des données sont compilées à ce sujet.

En Alberta, le parc national des Lacs-Waterton a été évacué en septembre en raison d'un incendie et la semaine dernière, des feux de broussailles se sont rapidement propagés et ont menacé les collectivités d'une grande partie du sud de la province, et ont touché la Saskatchewan également.

Ces phénomènes n’ont pas seulement été observés dans l’ouest du Canada, rappelle Mike Flannigan. « Il y a eu des feux meurtriers et des incendies historiques au Chili, au Portugal - à deux reprises - et en Californie », souligne-t-il.

« L'année a été catastrophique à l'échelle mondiale, et les incendies en Californie seront les plus coûteux [...] avec des dizaines de milliards de pertes. »

Un feu de forêt brûle dans une montagne à l’est de Cache Creek, en Colombie-Britannique, le 10 juillet 2017.

Un feu de forêt brûle dans une montagne à l’est de Cache Creek en Colombie-Britannique le 10 juillet 2017.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Les incendies ont certainement augmenté au cours des dernières décennies, poursuit le professeur. « Le nombre de feux au Canada, qui se chiffre actuellement à environ 2,5 millions d'hectares, soit environ la moitié de la superficie de la Nouvelle-Écosse, a doublé depuis les années 1970 », dit-il.

Le Bureau d'assurance du Canada (BAC) surveille de près cette tendance. « Ce problème des changements climatiques et des conditions météorologiques qui en résultent a fait l’objet de discussions pendant des années [...] mais vraiment au cours de la dernière décennie, nous avons constaté une explosion du nombre d’incidents et de la gravité de ces phénomènes météorologiques extrêmes », déclare Bill Adams, vice-président pour la région de l’Ouest au BAC.

Selon M. Adams, les catastrophes en Alberta ont représenté environ 70 % de toutes les réclamations payées au cours des huit dernières années. Cela comprend notamment les cas d’incendies, d'inondations et de grêle.

« C’est certain que l'Alberta a été l'épicentre, au Canada, de la majorité des phénomènes météorologiques violents au cours des dernières années. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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