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Pénurie de main-d’œuvre dans le monde maritime

Des travailleurs au chantier Méridien Maritime de Matane
Des travailleurs au chantier Méridien Maritime de Matane Photo: Radio-Canada / Brigitte Dubé
Radio-Canada

Une pénurie de main-d'œuvre sévit dans le monde maritime, en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Les usines de transformation des produits marins et les chantiers navals font des pieds et des mains pour dénicher des employés.

Un texte de Brigitte Dubé, avec les entrevues de Maude Rivard

On s’arrache littéralement les candidats pour pourvoir des postes dans la Garde côtière et dans le transport. On tente de séduire les jeunes des grands centres et la population immigrante.

Écoutez les entrevues présentées à l'émission Au coeur du monde

Les chantiers navals

Ahmed Kabbadj, directeur général et actionnaire des Entreprises maritimes Bouchard, à Gaspé, en sait quelque chose.

Il emploie actuellement 27 personnes, mais aurait besoin du double. Le chantier a commencé modestement avec de la réparation, mais l’entreprise a décroché des contrats pour la construction de deux crabiers.

Le chantier naval des Entreprises Maritimes Bouchard, à GaspéLe chantier naval des Entreprises maritimes Bouchard, à Gaspé Photo : Radio-Canada / page Facebook de l'entreprise

On doit refuser des contrats et étaler les échéanciers sur de plus longues périodes.

Ahmed Kabbadj, directeur général et actionnaire des Entreprises Maritimes Bouchard, à Gaspé

Les transports

Quant à Claude Mailloux, directeur général du Comité sectoriel de main-d'œuvre de l’industrie maritime, il confirme que les compagnies de transport de marchandises et de passagers, comme les traverses, vivent les mêmes difficultés de recrutement.

« On a besoin de surintendants d’équipes de travail, et ce n’est pas facile de trouver des gens qui ont les qualifications, précise-t-il. Les débardeurs se font de plus en plus rares aussi. C’est un métier où les horaires sont très variables. »

Tous les secteurs se battent pour avoir du personnel, alors que le bassin de population diminue.

Claude Mailloux, directeur général du Comité sectoriel de main-d’oeuvre de l’industrie maritime

Parmi les stratégies de recrutement : la participation au salon Bienvenue à bord, le 28 octobre à Montréal, et la collaboration avec l’Institut maritime de Rimouski.

Les pêches

Pour sa part, Marjorie Chrétien, directrice générale du Comité sectoriel de main-d'œuvre des pêches maritimes, fait savoir que l’industrie manque cruellement de préposés à la transformation des produits marins et d’aides-pêcheurs. « Nous recherchons aussi des contrôleurs de la qualité », ajoute-t-elle.

Les préparatifs en vue du début de la saison vont bon train au quai de Rivière-au-RenardPêcheurs de crevette au quai de Rivière-au-Renard Photo : Radio-Canada

La robotisation peut remplacer le personnel manquant en usine, mais pas sur les bateaux.

Marjorie Chrétien, directrice générale du Comité sectoriel de main-d'œuvre des pêches maritimes

Mme Chrétien indique elle aussi que la participation au récent Salon national de l’éducation à Montréal a permis de valoriser les métiers et l’industrie des pêches auprès des jeunes citadins. « On tente aussi d’améliorer les conditions de travail avec le prêt de main-d’œuvre entre entreprises, ce qui permet d’allonger la saison de travail », souligne-t-elle.

La Garde côtière

Du côté de la Garde côtière canadienne, on recherche notamment « des officiers de communications de trafic maritime, des cuisiniers, des matelots, des assistants-mécaniciens, des agents d’opération au centre d’opération à Montréal, des officiers de navigation dans les glaces, des coordonnateurs en sauvetage maritime et des agents de projet en entretien de navires », énumère le directeur régional des programmes, Sylvain Vézina.

Brise-glace de la Garde côtière au quai de RimouskiBrise-glace de la Garde côtière au quai de Rimouski Photo : Radio-Canada


Pourtant, fait valoir M. Vézina, les conditions salariales et de travail sont excellentes. « Nos travailleurs naviguent 28 jours consécutifs suivis de 28 jours de congé payé, détaille-t-il. Ceux qui acceptent de voyager en Arctique sont partis 42 jours et à la maison 42 jours. Avec les vacances en plus, ça commence à faire des conditions intéressantes! »

Des programmes de formation permettent d’avoir les certifications nécessaires.

Les employés ont la possibilité de monter les échelons. C’est la base qui va solidifier notre organisation.

Sylvain Vézina, directeur régional des programmes à la Garde côtière canadienne

Comme les autres recruteurs, la Garde côtière utilise entre autres les médias sociaux pour se faire connaître auprès des jeunes et elle participe à des salons de l’emploi.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie