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Femmes en ingénierie : l’Université de Moncton apporte sa contribution

Une femme d'ingénieur sur un chantier de construction.

L'Université de Moncton veut promouvoir les femmes dans les domaines d'ingénierie.

Photo : iStock

Radio-Canada

La Faculté d'ingénierie de l'Université de Moncton a accueilli samedi des filles de la 7e à la 10e année afin de démystifier la profession d'ingénieure et de stimuler l'intérêt des jeunes filles pour une carrière en ce domaine.

Les participantes à l'événement intitulé « GÉNIales, les filles! » proviennent des quatre coins des Maritimes et elles s'intéressent aux sciences et aux mathématiques.

« C’est une journée qui est organisée pour les jeunes filles de la 7e à la 10e année, donc de jeunes filles qui sont en train de penser à leur [avenir], penser à leurs ambitions de carrière. C’est une activité qui nous permet de faire un peu de sensibilisation auprès de cette population sur la profession d’ingénieur », explique Gilles Roy, doyen de la Faculté d'ingénierie.

Les femmes ne constituent à l’heure actuelle que 17 % des membres de la profession au Canada, précise Gilles Roy. L’organisme Ingénieurs Canada espère voir leur nombre augmenter à 30 % d’ici 2030. L’activité GÉNIales, les filles! s’inscrit dans cette volonté.

« On fait peut-être un peu mieux que la moyenne nationale, indique le doyen Gilles Roy. Ce sont les chiffres de l’an dernier. On était rendu à peu près à 22 %, et même en première année elles étaient à 27 %. Donc, on fait du progrès, on va dans la bonne direction, mais on a encore beaucoup de travail à faire. »

Anne-Marie Laroche, professeure de génie civil à l'Université de Moncton, a travaillé comme ingénieure dans les secteurs privé et public. Elle dit que même en 2017, les femmes ingénieures sont toujours la proie des préjugés, notamment dans le secteur privé.

Pourtant, « la compétence, la capacité et la place pour les femmes dans ce domaine sont exceptionnelles », dit-elle.

Anne-Marie Laroche, professeure de génie civil à l'Université de Moncton et le doyen de l'Université de Moncton, Gilles Roy.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anne-Marie Laroche, professeure de génie civil à l'Université de Moncton et le doyen de l'Université de Moncton, Gilles Roy.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, il y a eu un accroissement des femmes dans le secteur dans les années 1990, puis un les chiffres sont restés stables depuis ce temps.

Après la tragédie de Polytechnique, il y a eu plusieurs bourses pour attirer les filles en ingénierie.

Anne-Marie Laroche, professeure de génie civil à l'Université de Moncton

En ce moment, indique-t-elle, il y a environ 20-25% de filles inscrites dans les programmes d'ingénierie. Elle souhaite que plus de filles se joignent à ces programmes et c'est pourquoi l'activité GÉNIales, les filles! contribuent à démystifier ces métiers, peu populaire en général chez les femmes, ajoute-t-elle.

« Il ne faut pas s’arrêter au fait qu’il n’y a pas beaucoup de femmes en ingénierie, il faut y aller avec son envie et son talent », conclut-elle en invitant les jeunes filles à participer à l'activité.

GÉNIales, les filles! est inspirée de l’activité Go eng Girl! lancée il y a une dizaine d'années dans les universités de l'Ontario.

Avec les informations de Janic Godin

Nouveau-Brunswick

Éducation