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Le TDAH de moins en moins tabou en Outaouais

Une bannière de l'Association québécoise des troubles d’apprentissage, Section Outaouais.

Un colloque sur le TDAH avait lieu samedi à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le nombre de cas de consultation pour le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) augmentent en Outaouais. Près de 42 000 personnes en sont d'ailleurs touchées dans la région, selon la section locale de l'Association québécoise des troubles d'apprentissage, présente à un colloque sur le TDAH qui s'est tenu samedi à Gatineau.

Une centaine de participants étaient au colloque pour en apprendre plus sur ce trouble, signe de l'intérêt grandissant que lui portent les citoyens.

Éric Paradis était sur place. Âgé d’une cinquantaine d’années, il a consulté des spécialistes après que ses employeurs lui eurent souligné qu’il avait des problèmes de productivité au travail. Le diagnostic des médecins est tombé ce printemps : il est atteint d’un TDAH.

« Mon patron me disait : “ c’est long, ça te prend beaucoup de temps à faire du travail ”. C’est difficile sur l’estime de soi de se faire dire ça. Et c’est ça, la difficulté du trouble d’attention », a-t-il confié.

Éric Paradis devant la bannière l'Association québécoise des troubles d'apprentissage

Éric Paradis a récemment été diagnostiqué avec un TDAH

Photo : Radio-Canada

Les personnes atteintes de ce trouble, peu importe leur âge, éprouvent une difficulté à se concentrer, à être attentives et calmes, ce qui entraîne des conséquences notamment sur leur rendement à l’école ou au travail. Le colloque de Gatineau s’est penché surtout sur les approches pour vivre au quotidien avec un TDAH, que l’on soit enfant, adolescent ou adulte.

C’est une frustration : on n’accepte pas d’avoir cette difficulté-là.

Éric Paradis, personne atteinte d'un TDAH

Alors que certains considèrent qu’il y a de plus en plus de personnes atteintes de troubles d’attention, la neuropsychologue au Centre d’évaluation neuropsychologique de l’Outaouais Marie-Ève Paquette-Biron croit qu’il y a simplement une plus grande ouverture sur la question des TDAH.

« C’est tout simplement parce qu’on en parle plus [...] C’est peut-être juste parce que maintenant on le diagnostique plus, mais il n’y en a pas nécessairement plus », a avancé la Dre Paquette-Biron.

La neuropsychologue Marie-Ève Paquette-Biron

La neuropsychologue Marie-Ève Biron Paquette

Photo : Radio-Canada

Elle note toutefois qu’il y a un nombre important de personnes qui consultent pour savoir si elles sont atteintes.

« Les personnes se questionnent de plus en plus. Je pense que c’est une bonne idée, parce que chez les jeunes enfants, plus on le sait tôt, plus on peut mettre en place les bonnes stratégies », explique la spécialiste.

Le but ultime du colloque est de montrer aux participants, à travers divers ateliers, qu’il est possible de vivre avec ce trouble.

« Ç’a pris beaucoup de temps à l’accepter et à le réaliser », a expliqué M. Paradis.

Avec les renseignements de Godefroy Macaire Chabi

Ottawa-Gatineau

Santé mentale