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Il y a 10 ans, une page de l'histoire industrielle de la région se tournait avec la fermeture de Domtar

Site de l'ancienne usine Domtar à Gatineau. (Archives)

Site de l'ancienne usine Domtar à Gatineau. (Archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est le 26 novembre 2007 que la papetière Domtar mettait définitivement la clé sous la porte, le point final à 150 ans d'histoire industrielle dans la région.

L'annonce avait été faite quelques mois plus tôt, le 31 juillet 2007. L'entreprise avait vu le jour en 1851, fondée par Ezra Butler Eddy, un Américain originaire du Vermont.

Le président de Domtar, John WilliamsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de Domtar, John Williams

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

L'usine de papier du secteur Hull à Gatineau et son centre de transformation d'Ottawa ont fermé définitivement le 26 novembre, provoquant la perte de 250 emplois.

La compagnie justifiait cette fermeture de l'un des plus importants sites industriels de la région par le déclin de la demande en papier au profit du numérique, mais aussi par l'importation de la pâte à papier, que l'usine ne produisait pas elle-même.

Réunis à l'usine, le jour avant la fermeture officielle de leur entreprise, les 250 employés de la papetière Domtar étaient résignés.

« Tout le monde prend ça assez difficilement, surtout les gars de mon âge, de 53-54 ans, [c'est difficile] pour se replacer, ce sont tout de même des jobs de 30 $ de l'heure, puis avec tous les bénéfices, c'était de bons jobs », avait alors réagi un des travailleurs.

Un comité de relance avait été formé et des politiques de la région avaient soutenu les employés, mais en vain.

« On est passé par tous les partis politiques, du Parti québécois en passant par les libéraux, on a eu l'appui de chacun [...] On a gagné plusieurs manches dans le combat, on réalise maintenant que le combat est perdu », avait dit avec amertume le président de la FTQ Outaouais, Gene Hartley.

L'entreprise avait salué le courage de ses employés.

« Ce qu'il faut faire, c'est rendre hommage aux gens, les gens ont été extrêmement professionnels, c'est une grosse leçon de courage », avait déclaré un de ses porte-paroles, Patrice Léger-Bourgoin.

Que voulez-vous faire? Il faut tourner la page et passer à autre chose.

Une citation de : Gene Hartley, ancien président de la FTQ Outaouais

Un an et demi avant l'annonce, deux machines à papier avaient été fermées à Ottawa.

Un plan de l'ancienne usine de pâtes et papiers E.B. Eddy de Gatineau. (Archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Domtar - anciennement E.B. Eddy - avait vu le jour en 1851 sur les îles Chaudières de la rivière des Outaouais. (Archives)

Photo : Radio-Canada

L'après-fermeture

Après sa fermeture, les actifs hydroélectriques du site ont été vendus à Énergie Ottawa, une filiale d'Hydro Ottawa. La dernière machine à papier a été démantelée.

Le groupe Windmill a acheté les terrains de Domtar pour un projet immobilier, fin 2013. Les travaux ont commencé deux ans plus tard, faisant l'objet de dénonciations de membres de la communauté algonquine, qui considèrent ces terres comme sacrées.

D'après le reportage de Daniel Bouchard

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