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Un juriste innu propose la mise en place d'un système juridique autochtone au Québec

L'avocat innu Armand MacKenzie
L'avocat innu Armand MacKenzie Photo: Radio-Canada / Mathieu Arsenault
Radio-Canada

Un juriste innu propose qu'un système juridique autochtone soit implanté au Québec.

Un texte d'Émelie Rivard-Boudreau

Armand MacKenzie a soumis cette proposition à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics vendredi à Val-d'Or.

Selon lui, ce système pourrait être inspiré des États-Unis.

« Un système de justice autochtone autonome, qui fonctionne à l'intérieur de l'État québécois, comme c'est le cas aux États-Unis, où il y a des Tribal courts. Ç'a n'a pas dérangé le système américain, dit-il. Ça serait la même chose pour le Québec, le fait que les Autochtones puissent juger des infractions de leurs membres ou décider en matière de la protection de la jeunesse, sur les intérêts supérieurs de l'enfant. On ne peut pas faire pire ».

La Directrice des services sociaux de Uashat-Maliotenam Nadine Vollant La Directrice des services sociaux de Uashat-Maliotenam Nadine Vollant Photo : Radio-Canada / Emelie Rivard-Boudreau

La directrice des services sociaux de Uashat-Maliotenam a également témoigné devant la commission.

Nadine Vollant a expliqué à la commission comment il est difficile d'appliquer la loi de la protection de la jeunesse en tant que travailleuse sociale vivant en communauté.

« Il y a peu de travailleurs sociaux autochtones ou d'intervenants qui s'intéressent à cette pratique-là. C'est une pratique qui est difficile dans les communautés, dit-elle. C'est difficile pour les Premières Nations d'appliquer cette loi-là quand elle vient heurter profondément mes valeurs, dit-elle. J'ai persisté à faire cette pratique-là, parce que je me suis dit que si moi qui suis Innue n'a pas cet engagement-là, d'avoir le désir de protéger nos enfants, qui va l'avoir? »

Les travaux de la commission « écoute, réconciliation et progrès » se poursuivront pour la huitième semaine lundi.

 

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones