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Kim Clavel : entre la pouponnière et le ring

Kim Clavel, boxeuse professionnelle et infirmière auxiliaire

Kim Clavel, boxeuse professionnelle et infirmière auxiliaire

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Kim Clavel mélange douceur et fureur. Son parcours frappe l'imagination. Cette infirmière auxiliaire sort de sa pouponnière afin d'entamer une carrière de boxeuse professionnelle.

Un texte de Jean-François Poirier

« Je ne peux pas concevoir qu'elle soit capable de frapper quelqu'un, s'exclame une infirmière au centre hospitalier régional de Lanaudière à Joliette. Elle est un modèle de douceur. J'ai beau l'écouter me raconter ce qu'elle fait, je n'arrive quand même pas à la croire. »

Kim regarde sa partenaire Linda d'un air amusé.

La scène se déroule à l'unité de maternité de l'établissement où elles travaillent ensemble depuis déjà quelques années. Ce discours, c'est celui qu'elle entend presque tous les jours.

Cette jeune femme de 26 ans à l'enthousiasme débordant sait qu'elle ne projette pas l'image d'une boxeuse en quête de K.-O.

Pourtant, elle détient cinq titres de championne canadienne en boxe amateur.

Si je vois mon adversaire se fatiguer, je veux lui faire mal. Si je sens que je lui fais mal, c'est un plaisir pour moi. »

Une citation de : Kim Clavel

Le coup est fatal. Linda est à nouveau au plancher.

Sa collègue ne peut s'empêcher de hocher la tête, comme si elle venait d'encaisser un dévastateur crochet de gauche qui la surprenait round après round.

Kim Clavel, ce petit bout de femme d'une centaine de livres (45 kg) d'à peine cinq pieds (1,55 m), est bel et bien une boxeuse de la pire espèce.

« Je veux devenir championne du monde de boxe professionnelle d'ici trois ans. Je suis prête à mourir dans le ring s'il le faut pour y arriver. »

Les deux amies rient de bon coeur devant leurs consoeurs. La rage de vaincre de la boxeuse sans pitié n'a pas fini d'étonner toutes ces infirmières dont le travail est de veiller tendrement aux bons soins des mamans et de leur bébé avec une collègue reconnue pour sa force de frappe.

Il va sans dire, le contraste est puissant.

Je n'ai même pas besoin de me forcer pour faire la coupure entre ces deux univers. C'est naturel. C'est mon mode de vie. Je m'entraîne six fois par semaine au club BoxeMontréal au Centre Claude-Robillard. Mes journées sont chargées, mais je fais ce que j'aime. Je ne me fâche pas dans le ring, je suis juste faite comme ça.

Une citation de : Kim Clavel

Kim aime faire souffrir. Le ring est son lieu de torture bien qu'elle s'expose aussi aux sévices de ses rivales. À l'hôpital, elle ne prend qu'un malin plaisir à surprendre les mamans et les papas qui l'interrogent sur ses activités entre les câbles.

« Ça doit la défouler », laisse tomber une nouvelle maman qui venait de mettre au monde le petit Émile.

Le papa fait un clin d'oeil à Kim.

« Ça veut dire qu'elle pourrait me battre », lance le nouveau père de famille en surveillant la boxeuse-infirmière faire un câlin au poupon.

Kim savoure le moment.

« Ne vous inquiétez pas, ce soir, je m'occupe de votre petit coco », réplique Kim en déposant Émile contre son épaule.

Quelques petites tapes dans le dos aident le nouveau-né à s'endormir. C'est une autre forme de K.-O., fait en délicatesse, qui plaît à Kim.

« Comment ne peut-on pas aimer prendre soin des petits bébés », dit-elle aux parents avec une étincelle dans les yeux.

La vie entre Montréal, Joliette et Charlemagne

Kim Clavel à l'entraînement

Ce jour-là, à deux semaines de son premier combat de boxe professionnelle à Montréal, un duel qui sera malheureusement annulé à la dernière minute parce que son adversaire mexicaine ne sera pas en mesure de respecter la limite de poids, Kim s'impose la même routine qu'à l'habitude. Un quart de travail entre 16 h et minuit à Joliette, précédé d'une séance d'entraînement intense à Montréal. Entre ces deux rendez-vous, un arrêt éclair à son appartement à Charlemagne est nécessaire.

« Je l'ai rencontrée pour la première fois à notre gymnase il y a environ sept ans, se rappelle le réputé entraîneur de boxe masculine Stéphan Larouche. J'ai constaté qu'elle frappait dur pour une fille de son poids. Kim s'est accrochée solide à la boxe pendant que certaines disparaissent vite. Elle est volubile et son enthousiasme est contagieux. »

Sa carrière a été parsemée de voyages dans une dizaine de pays. En 2012, Kim s'est même hissée au 5e rang des Championnats du monde de boxe en Chine. Pourtant, cette boxeuse canadienne d'élite chez les mi-mouches (moins de 48 kg) n'a jamais pris part aux Jeux olympiques.

Si ma catégorie de poids avait été inscrite au programme des Jeux, j'y aurais participé en 2012 et 2016. J'ai fait tout ce que je pouvais accomplir chez les amateurs. Pour moi, avoir une ceinture de championne du monde, c'est un plus grand rêve que de gagner une médaille aux Jeux olympiques.

Une citation de : Kim Clavel

L'accident

Victorieuse à 65 occasions en 80 combats amateurs, Kim Clavel aurait pu cependant ne jamais atteindre ces standards d'excellence. En 2011, à trois semaines des Championnats canadiens, sa main reste coincée dans un rouleau compresseur. Kim n'en était qu'à sa deuxième journée de travail dans une fabrique d'écrans. Son poignet est fracturé et un nerf de sa main gauche est atteint.

« Les médecins me disaient à l'époque que je ne pourrais probablement plus jamais boxer. Pendant trois mois, je n'ai plus eu de sensation dans la moitié de ma main gauche. Huit mois plus tard, après n'avoir jamais cessé d'y croire, je gagnais un combat et reprenais ma place dans l'équipe nationale. »

La complicité

Le mardi soir, Kim jouit toujours d'un congé. Un repos du métier d'infirmière auxiliaire, on s'entend. Si vous la cherchez, vous la trouverez avec ses gants de boxe en train de s'entraîner avec l'ex-boxeuse professionnelle Danielle Bouchard.

« J'ai une confiance à perte de vue en Danielle », résume-t-elle après plusieurs rounds sous sa supervision.

On a beaucoup travaillé sur sa défense qui au départ était un peu une lacune. Kim n'a pas froid aux yeux. Elle peut faire une Arturo Gatti d'elle-même parce qu'elle va toujours tout donner dans un ring du début jusqu'à la fin. Ça, c'est certain.

Une citation de : Son entraîneuse Danielle Bouchard

Sa partenaire d'entraînement descend du ring. Comme Kim, Camille Goyer se dirige vers une carrière dans un domaine lié à la santé. Cette boxeuse de 23 ans, championne au Québec chez les 54 kg, poursuit ses études dans le milieu pharmaceutique à l'Université de Montréal.

« Un round avec Kim, c'est toujours intense. Il faut rester concentrée parce qu'elle boxe proche de toi et elle est toujours prête à attaquer. Elle a beaucoup d'expérience internationale. Avec elle, j'ai l'impression que j'ai besoin de deux ou trois coups avant de toucher la cible parce qu'elle est capable d'esquiver les premiers coups. »

Le pacte

Danielle Bouchard et Kim Clavel ont conclu un pacte : amener Kim jusqu'à la conquête d'un titre mondial, un rêve que Danielle n'a pas été en mesure de réaliser durant sa carrière.

« J'ai participé à un combat de championnat du monde en Argentine en 2008. Malheureusement, j'ai subi un revers par décision unanime. Ça demeure néanmoins le meilleur moment de ma carrière parce que j'ai presque touché à mon objectif. »

La fiche de Danielle Bouchard en boxe professionnelle : 9 victoires et 2 défaites. Son association avec Kim lui permet aujourd'hui de se relancer dans une aventure emballante.

« C'est déjà parti dans ma tête, avoue-t-elle avec enthousiasme. Kim, dans la sienne, veut devenir une championne du monde, mais elle doit d'abord réaliser de petits objectifs avant de se rendre là. Elle me fait penser à moi parce qu'elle se donne totalement à l'entraînement. Elle veut toujours être la meilleure. »

Danielle est tombée amoureuse avec son métier.

« Lorsqu'un athlète réussit à performer à la hauteur de ses capacités, la joie de l'entraîneur est aussi intense que celle de l'athlète. J'en ai des frissons juste à le dire. Kim doit le faire pour elle. Mais c'est un beau rêve qu'elle va me faire vivre. C'est certain. »

Le promoteur séduit

« Je suis vendu à Kim, dit sans hésitation Camille Estephan. Elle va attirer les foules. C'était un no brainer de la signer. »

Le promoteur montréalais, qui gère notamment la carrière du boxeur David Lemieux, a pris le pari de la boxe féminine. En insérant Kim Clavel au sein de son groupe de 14 boxeurs chez Eye of the Tiger Management, il espère créer un impact. Selon lui, le temps n'est pas si lointain où il pourra organiser un gala avec sa nouvelle protégée en grande finale.

Le fait qu'elle soit une femme ne veut pas dire qu'elle ne peut pas attirer les foules ou la télévision américaine. Il y a des champions masculins qui ne rapportent pas de revenus. Kim a les aptitudes, elle est authentique et elle a une belle histoire à raconter. La vérité, la boxe, c’est du entertainment. Oui, elle pourrait être la vedette d'une finale. Trois ans, c'est un objectif réaliste pour qu'elle devienne championne du monde. En boxe féminine, ça va plus vite parce qu'il y a moins d'adversaires qu'en boxe masculine.

Une citation de : Camille Estephan

Chez les professionnelles, les boxeuses s'affrontent sans casque. La durée des rounds est de deux minutes au lieu de trois minutes comme en boxe amateur. Un combat de championnat du monde est de 10 rounds.

« J'espère vraiment que la boxe professionnelle va s'ajuster, souhaite Danielle Bouchard. Je préfère des rounds de trois minutes. La boxe amateur a changé sa réglementation pour trois rounds de trois minutes. En boxe professionnelle, c'est quatre rounds de deux minutes. Je note aussi une autre différence. En boxe professionnelle, il ne faut pas juste se contenter de toucher sa rivale comme en boxe amateur, il faut créer des dommages. »

La popularité

La boxe féminine professionnelle n'est pas si populaire auprès du public si l'on se fie aux galas de la dernière décennie dans les grandes villes de boxe dans le monde.

Rarement a-t-on vu des boxeuses attirer l'attention pour les bonnes raisons, c'est-à-dire celles liées à leur talent pugilistique.

« Des boxeuses qui jouissent d'une grande reconnaissance en raison de leur titre mondial ou olympique ont été vues sur les réseaux de télévision américains HBO et Showtime. Auparavant, ça n'arrivait pas. On préférait les filles comme Mia St.John en attraction spéciale. Elle n'était pas très bonne boxeuse, mais elle avait fait Playboy. Aujourd'hui, les filles savent boxer. »

Une citation de : Stéphan Larouche

La plus connue de toutes s'appelle Claressa Sheilds (4-0). À 22 ans, la double médaillée d'or olympique a récemment ravi la ceinture de championne du monde de l'IBF et du WBC à l'Allemande Nikki Adler (16-1) à seulement son 4e combat professionnel.

« Elle est très impressionnante. Vous vous fermez les yeux, vous ne regardez pas comment elle est habillée, et vous pouvez vraiment croire qu'elle boxe comme un homme, dit Larouche. Nous vivons le début d'une nouvelle génération de boxeuses, car plusieurs athlètes médaillées aux Jeux de Rio ont fait le choix de devenir professionnelles. »

« On commence à se sortir la tête de l'eau, déclare Kim, encouragé par ce vent de positivisme autour de la boxe professionnelle féminine. Eye of the Tiger Management m'a promis trois combats durant la première année. Je fais confiance à Camille Estephan. C'est un homme qui te regarde droit dans les yeux et il est honnête. À ses côtés, tu te sens importante. Stephan avait confiance en lui. Je l'ai donc choisi comme promoteur pour ces raisons.

Au Québec, la boxeuse de 31 ans Marie-Ève Dicaire, protégée du groupe GYM, fait belle figure depuis 2015. Elle grimpe dans les classements mondiaux bien qu'elle ne possède pas le même bagage d'expériences en boxe amateur que Kim Clavel. Dicaire a été championne du monde de karaté avant de mettre ses gants de boxeuses.

Le choix de la boxe

Le choix de la boxe ne se fait pas sans heurts. Souvent, la boxeuse doit composer avec la réticence de ses proches rongés par l'inquiétude avant qu'elle ne monte dans le ring une première fois. Les préjugés pèsent aussi lourd dans la balance.

« Mon père n'était pas content au départ, mais il a fini par l'accepter, dit Kim. C'est une mentalité de papa. Tous les préjugés me passent 10 pieds par-dessus la tête. J'encourage les filles à pratiquer le sport qu'elles veulent bien essayer. Moi j'ai une mission et je vais l'accomplir. »

« Les femmes devraient pratiquer tous les sports que les hommes font, ajoute Camille Goyer. J'ai cassé cette pensée au sein de ma famille. C'est un réflexe instinctif. Si je fais ce sport, il faut que je m'attende à manger un coup de poing sur la gueule. Je veux poursuivre mon chemin sur la scène internationale et faire ma marque en boxe amateur. »

Lucian Bute rend visite aux boxeuses à l'entraînement

Ce jour-là, un boxeur bien connu arrive au gymnase. Depuis environ six mois, Lucian Bute profite de sa vie de nouveau papa auprès d'Ema. À son arrivée, toutes les boxeuses sur place se sont précipitées vers lui pour admirer sa petite fille qui, comme par hasard, était vêtue à la manière d'une boxeuse.

L'ex-champion du monde admire le courage de Kim qu'il a vue à l'oeuvre au gymnase. Mais dans son for intérieur, il n'arrive pas à imaginer sa fille dans un ring. À vrai dire, Bute ne veut pas qu'elle pratique la boxe.

La boxe, c'est très dur. J'en fais depuis 22 ans. C'est un sport pour les hommes, pas pour les femmes. Mais je respecte le choix de celles qui veulent pratiquer ce sport. Par contre, je ne laisserai pas ma fille faire de la boxe, c'est sûr et certain. »

Une citation de : Lucian Bute

Stephan Larouche comprend la réaction de son ex-protégé. Il est même dans son coin. À l'écouter s'exprimer sur le sujet, on devine qu'il n'aurait pas souhaité avoir une fille qui s'illustre dans un ring...

L'entraîneur de boxe est le copain d'une ex-boxeuse. Stephan a beaucoup souffert pendant que sa bien-aimée, Danielle Bouchard, mettait ses gants de boxe pour se battre devant ses yeux.

« Ce n'est pas le fun. Imaginez, j'étais aussi son entraîneur... J'ai fini par me tasser parce que je n'étais pas son plus grand fan. J'étais divisé et rarement content d'être là. Une partie de moi était fier d'elle, mais les trois quarts de moi auraient voulu qu'elle soit ailleurs. C'est moi qui devais repartir avec elle le lendemain. Se faire regarder avec sa blonde avec un oeil au beurre noir à l'épicerie, ce n'est pas un feeling plaisant. Mais je la comprenais. Je savais que c'était dans ses tripes. »

À la maison

Après son entraînement, Kim s'en retourne chez elle.

Il suffit de jeter un coup d'oeil à son petit refuge au sous-sol d'une maison de Charlemagne pour conclure que la boxe est omniprésente dans sa vie.

Un livre du légendaire Muhammad Ali traîne sur la table près du sofa. Un autre, avec le boxeur québécois Éric Lucas en page couverture, est aussi à portée de main.

Son chien, de race boxer, est étendu sur le divan. Mosley la suit partout. Oui, son chien porte le nom de l'ancien champion du monde Shane Mosley. Semble-t-il que leurs regards se ressemblent...

Kim héberge même l'une de ses partenaires d'entraînement!

« Quand j'arrive à la maison avec des bleus au visage ou une lèvre coupée, c'est parce que Kim m'a frappé », dit en riant Alexandra Malizia qui détient deux titres de championne québécoise en boxe amateur.

« Elle comme une soeur pour moi, avoue Kim pendant les deux boxeuses préparent ensemble un plat au brocoli. On s'invente des recettes parce qu'à l'usure, nos repas finissent par devenir fades. On rajoute du poivre de cayenne à tout. Ça donne du goût! »

Entre deux éclats de rire, Kim regarde l'un des nombreux trophées qui décorent son salon.

« Celui-là, je l'ai gagné à 18 ans à mon premier combat chez les seniors. J'étais habituée de me battre contre des filles de 16-17 ans et je n'avais jamais testé les coups d'une femme mature. Elle s'appelait Chantale Couture. Au premier round, j'ai mangé une volée. À mon retour au coin, mon coach Michel Morin m'a dit qu'on allait savoir si je pouvais passer à la prochaine étape. Ce qu'il m'a dit m'a tellement joué dans la tête. J'ai dominé le reste du combat et elle a même reçu un compte de huit. Ça m'a valu le trophée de la meilleure boxeuse de la soirée. »

Hélène

Sa médaille la plus précieuse, elle l'a déposée dans l'urne d'Hélène. Une dame, qui par son courage, l'a poussée à devenir championne continentale en juin dernier. Vendredi, Kim Clavel disputera son premier combat de boxe depuis la mort de sa deuxième mère.

Hélène SaucierAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hélène Saucier

Photo : Gracieuseté de Kim Clavel

Elle m'a donné du pouvoir, se souvient Kim en retenant ses larmes. J'avais sa photo dans mon téléphone cellulaire et je la regardais souvent durant ma préparation au Honduras. En finale, je l'imaginais entre les rounds. J'en étais à mon troisième combat d'affilée et j'étais fatiguée, mais je savais qu'Hélène se battait dix fois plus fort que moi parce qu'elle était en phase terminale. Cette médaille lui revenait.

Une citation de : Kim Clavel

Kim fait une pause, pousse un soupir, puis se remémore ses années auprès d'Hélène et son mari

« Ces gens-là m'ont beaucoup aidé ma soeur et moi. Ils nous ont accompagnées durant notre jeunesse. Je m'occupais de leurs chevaux et je nettoyais leur écurie à leur ferme. Ils ont toujours fait partie de ma vie. Jacques viendra d'ailleurs me voir à mon premier combat. »

Si Kim Clavel réalise son souhait, la naissance d'une championne de boxe professionnelle québécoise est prévue d'ici trois ans.

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