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Vente illégale de homard : descente à l’entreprise Guang Da International en N.-É.

Plusieurs homards

Les autorités des pêches ont saisi trois tonnes de homards.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

Une saisie de trois tonnes de homard a été réalisée à l'aéroport international Stanfield d'Halifax, sur fond de tensions entre les Autochtones et les pêcheurs commerciaux de la Nouvelle-Écosse. L'entreprise, Guang Da International, à Anse-des-Belliveau, à quant à elle fait l'objet d'une descente lundi soir par des agents de Pêches et Océans.

Gérald Alfred Leblanc, qui habite à proximité, dit qu’il a vu les autorités cerner le bâtiment.

À son avis, ça fait longtemps que Pêches et Océans aurait dû intervenir. Il voit souvent sur ce quai des déchargements suspects.

« Je marche 2 ou 3 fois par jour ici, et je l’ai vu plus qu’une fois. »

Un homme sur le quai Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gérald Alfred Leblanc habite à proximité de l'entreprise Guang Da International

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Ces dernières semaines, des pêcheurs commerciaux avaient fait la demande au ministère fédéral des Pêches et des Océans de renforcer sa surveillance.

Plusieurs pêcheurs accusent des pêcheurs autochtones d’abuser de leur droit de pêcher le homard en toute saison, pour leurs propres besoins alimentaires. Les Autochtones n’ont pas le droit de vendre à grande échelle le homard pêché.

« Mais quand il arrive là, avec des crates de 200-300 livres de homards, est-ce que tu peux manger ça par jour? Non! Il y a beaucoup d’activité ici; vous voyez les crates, là? Ben, j’ai vu des Autochtones arriver ici avec 4-5 crates par jour; il ne mangent pas ça par jour. »

Les tensions ont escaladé ces dernières semaines. Un Autochtone s’est fait voler et on a brûlé son bateau de pêche au large du quai de Comeauville, lundi, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Plusieurs membres de la communauté n’acceptent pas de parler à la caméra, car ils craignent les représailles.

Un haut fonctionnaire de Pêches et Océans Canada avait reconnu, lors d’une rencontre avec les pêcheurs commerciaux, que des membres des Premières Nations abusaient de leur droit et promis que le ministère interviendrait.

Le ministre des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc, a déclaré que des accusations seront vraisemblablement déposées dans les jours ou les semaines à venir.

Cette dispute remonte à un jugement rendu en septembre 1999 par la Cour suprême du Canada. Le plus haut tribunal du pays avait confirmé que les Premières Nations avaient des droits de pêche, mais avait laissé plusieurs questions en suspens sur les limites.

D'après un reportage de Stéphanie Blanchet

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