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Des artistes francophones dénoncent le harcèlement sexuel dans le monde musical manitobain

Aviron sur la rivière des Mille-îles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des artistes francophones au Manitoba dénoncent, à leur tour, des comportements de harcèlements sexuels dans le monde de la musique, dans la foulée des scandales qui ont éclaboussé le monde du cinéma, de la télévision et de l'humour avec les affaires Weinstein, Salvail et Lauzon.

« J’aimerais vouloir dire que ça m’étonne ces histoires-là, mais franchement non, ça ne m’étonne pas du tout parce que j’en ai vécu tellement, que ça soit des micros agressions ou que ça soit des choses plus sérieuses », révèle l’auteure-compositrice-interprète franco-manitobaine Rayannah. La jeune femme ajoute ainsi sa voix à celles de nombreuses autres femmes ayant brisé le silence à la suite de la campagne #Metoo sur les réseaux sociaux.

« Il y a un gros problème dans notre domaine, alors comment on peut faire semblant qu’il n’est pas là? poursuit-elle. On ne sait pas si on peut faire confiance aux hommes. Il y a une raison pourquoi on ne peut pas faire confiance : parce que cette confiance a déjà été brisée, parce qu’il y a une dynamique de pouvoir dans notre industrie qui rend ça très difficile. »

« Je suis coupable »

Le problème de harcèlement sexuel est connu des représentants du milieu musical de la province. « J’ai souvent entendu des histoires de femmes, d'artistes qui me disent qu’elles ont vécu des choses affreuses en tournée ou lors d’événements, alors ça ne me surprend pas du tout », affirme le directeur de la programmation du 100 NONS, Éric Burke.

« Je suis coupable d’avoir gardé ça en moi quand j’ai vu des situations inacceptables et j’en ai honte », souffle-t-il.

Un homme avec une casquetteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Éric Burke, directeur de la programmation du 100 NONS

Photo : Radio-Canada

Pour faire face à cela, l’organisme qui oeuvre à l'épanouissement de l'industrie et de la culture musicale francophone au Manitoba a récemment créé un sous-comité au sein du conseil d’administration pour réviser les politiques et s’attaquer au problème. Manitoba Music s’est aussi doté d’outils pour créer un environnement plus sécuritaire.

Une grande partie du pourquoi je ne me suis pas prononcé dans certaines situations : on est tellement une petite communauté, tout le monde se connaît, on ne veut pas causer d’énormes problèmes.

Une citation de : Éric Burke, directeur de la programmation du 100 NONS

Rayannah pense que tout cela découle du débat actuel qui permet de discuter de problèmes systémiques et force les organismes qui oeuvrent dans le domaine à adopter des mesures pour prévenir ce genre de situations.

« Beaucoup d’organismes se rendent compte qu’ils ne sont pas équipés pour faire face à ces situations quand elles ont lieu. C’est la faute de personne, c’est simplement le fait que notre industrie a été construite d’une certaine façon dans un temps qui ne se préoccupait pas ce type de problème. »

Avec des informations de Geneviève Lapalme

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