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Récupération des textiles : la deuxième vie de vos vêtements d’occasion

Le centre de distribution à Oakville des magasins d'occasion de l'Armée du Salut

Le centre de distribution à Oakville des magasins d'occasion de l'Armée du Salut

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Radio-Canada

En Ontario, environ 85 % des textiles dont les résidents se débarrassent se retrouvent à la poubelle, alors qu'ils pourraient presque tous être récupérés d'une façon ou d'une autre. Dans le sud de la province, des municipalités innovent en mettant en place différents projets de récupération des textiles.

Un texte de Marie-Hélène Ratel

Qu’arrive-t-il à vos vieux vêtements lorsque vient le moment de vous en débarrasser? Peuvent-ils avoir une deuxième vie? Oui, contrairement à ce que bien des gens s’imaginent.

Markham et Aurora, dans la région de York, ont été des pionnières dans la province l’an dernier en mettant en place des initiatives visant à encourager les résidents à se débarrasser de façon écologique de leurs textiles. En un an et demi, des millions de kilos ont été récupérés.

Le mois dernier, Witchurch-Stouffville a à son tour entamé un projet pilote, inspiré du modèle d’Aurora. La collecte à domicile s’effectue tous les trois mois, et des bacs ont été installés partout dans la ville.

Des bacs ont été installés en septembre dans la municipalité de Witchurch-Stouffville pour la récupération des textiles.

Des bacs ont été installés en septembre dans la municipalité de Witchurch-Stouffville pour la récupération des textiles.

Photo : Municipalité de Witchurch-Stouffville

Dès juin 2018, la récupération des textiles s’effectuera aussi dans le comté de Simcoe. Les membres du conseil régional ont approuvé un programme de collecte annuelle à domicile.

Exemples de textiles à récupérer

  • Vêtements
  • Accessoires
  • Sacs à main, sacs à dos
  • Ceintures
  • Bijoux
  • Draps et taies d’oreiller
  • Coussins
  • Toutous
  • Chaussures
  • Sacs de couchage

Où vont les textiles?

Une fois que les textiles sont déposés dans les bacs à cet effet, ou récupérés lors de la collecte municipale, comment sont-ils triés et à qui sont-ils remis? Cela varie d’une municipalité à l’autre.

À ce jour en Ontario, seule Markham collabore avec un organisme de charité. Tous les textiles sont donnés à l’Armée du Salut, qui en remet la majorité à des magasins d’occasion. Si la qualité des produits n’est pas suffisante, ils peuvent être vendus à des compagnies qui les utilisent pour le rembourrage de meubles, par exemple.

Le centre de tri de l'Armée du Salut à Oakville reçoit plus de 150 000 kilos de textiles chaque semaine.

Le centre de tri de l'Armée du salut à Oakville reçoit plus de 150 000 kilos de textiles chaque semaine.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

La région de York s’est pour sa part associée à Textile Waste Diversion, qui a encadré les villes d’Aurora et de Witchurch-Stouffville dans leur projet pilote. La compagnie se charge de récupérer le contenu des bacs tous les jours, qu’elle vend ensuite à des commerçants ou à des centres de tri.

Des bacs et de la collecte à domicile

Markham a installé des dizaines de bacs en février dernier, dans lesquels les résidents peuvent déposer directement leurs effets.

Selon la vice-présidente du développement de Textile Waste Diversion, Daniela Siggia, il est crucial de miser aussi sur la collecte à domicile, qui sensibilise davantage les résidents à l’importance de la récupération.

Les bacs ne contribuent pas à l’éducation du public. C’est là que la collecte à domicile a un rôle à jouer. C’est pourquoi les deux modèles vont de pair.

Daniela Siggia, Textile Waste Diversion

Aurora et Witchurch-Stouffville ont adopté cette approche conjointe.

Les initiatives semblent susciter l’intérêt d’autres villes au pays, qui s’informent sur la faisabilité de tels programmes. La responsable de la gestion des déchets pour la Ville de Markham, Claudia Marsales, raconte avoir eu des discussions notamment avec des municipalités de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique.

Elle souligne qu’en plus de l’aspect environnemental, les programmes de récupération des textiles ont aussi une valeur sociale : « On retire les textiles des dépotoirs, on crée des possibilités d'emploi et on aide la communauté locale ».

Une conférence sur la récupération des textiles aura lieu les 7 et 8 novembre prochains à Markham, où de nombreux représentants de municipalités ontariennes comptent être présents.

Toronto

Politique municipale