•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un robot comme solution au compostage à Saguenay?

Un bac de compost à Sherbrooke
Un bac de compost à Sherbrooke Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un robot peut-il vraiment trier les déchets à la place des citoyens? Voilà une question qui s'est immiscée dans la course à la mairie de Saguenay lors du débat diffusé à Radio-Canada, mardi. Alors, oui ou non? Catherine Paradis a vérifié.

Le candidat Dominic Gagnon a surpris tout le monde durant le débat des candidats à la mairie diffusé à Radio-Canada.

C’est des robots, la mécanisation qui va aller chercher, à même les ordures, les matières putrescibles.

Dominic Gagnon, chef du Parti des citoyens

Mais, vous prenez ça où? Il y a plein d’études qui montrent que si on mélange nos matières putrescibles avec nos résidus ultimes, ils ne sont plus récupérables. Allez lire, monsieur Gagnon, renseignez-vous!

Josée Néron, chef de l’Équipe du renouveau démocratique

L'idée de Dominc Gagnon est-elle aussi farfelue que le laissait entendre Josée Néron?

Vérification faite : non.

Projet-pilote à Québec

Depuis le mois de septembre, le robot dont parle Dominic Gagnon est à l'essai à Québec.

Le bras articulé du robot créé par Waste Robotics trie les sacs remplis de restes de table.Le bras articulé du robot créé par Waste Robotics trie les sacs remplis de restes de table. Photo : Waste Robotics

C'est une entreprise de Trois-Rivières, Waste Robotics, qui l'a conçu.

Mais, même avec le robot, il faut trier les matières putrescibles à la maison et les placer dans des sacs de couleurs précises.

Ces sacs se retrouvent à la rue dans le même bac que les ordures ménagères. Une fois au centre de tri, le robot détecte et redirige les sacs contenant les matières putrescibles.

Rentable?

Le robot coûte d’un demi à un million de dollars.

La compagnie estime qu’il peut être rentabilisé en deux ans et que même en fournissant des sacs compostables aux résidents, une ville peut économiser jusqu'à 30 % par année par rapport à l'achat de bacs bruns pour tout le monde.

En ce moment, seule la Ville de Minneapolis aux États-Unis a acheté le robot.

Au Québec, près de 360 villes, dont Sherbrooke, Chambly, Lévis ou Laval, ont déjà opté pour les bacs bruns.

Obligation

Peu importe la méthode, le prochain maire de Saguenay devra trouver une façon de valoriser les déchets organiques.

Le gouvernement du Québec oblige toutes les municipalités à se conformer et détourner les matières putrescibles des sites d’enfouissement d'ici 2022.

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique municipale