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Pilule abortive : 74 femmes ont eu recours au Mifegymiso au N.-B.

Le médicament d'avortement précoce Mifegymiso est offert gratuitement au Nouveau-Brunswick.

Le médicament d'avortement précoce Mifegymiso est offert gratuitement au Nouveau-Brunswick.

Photo : Associated Press / Charlie Neibergall

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 74 femmes ont eu recours à la pilule abortive au Nouveau-Brunswick depuis son arrivée sur le marché, il y a trois mois.

Un texte de Catherine Allard

Le Mifegymiso est offert gratuitement dans la province depuis le 7 juillet 2017. En date du 6 octobre, 74 femmes s’étaient procuré ce médicament en pharmacie. Le Mifegymiso permet d’interrompre une grossesse jusqu’à 49 jours après la conception, et d'éviter ainsi une procédure chirurgicale.

Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB) affirme que l'accès à ce médicament est un pas dans la bonne direction, mais qu’il faut encore améliorer l’accès à l’avortement. Par exemple, le Mifegymiso ne peut être obtenu qu'avec l'ordonnance d'un médecin qui a suivi la formation de six heures requise pour le prescrire.

« On voit que des femmes l’utilisent, mais il y a encore du travail à faire pour l’accès. Les femmes ne savent pas encore quels médecins peuvent prescrire la pilule ni dans quelles pharmacies elle est disponible », explique la présidente du RFNB, Maryse Nadeau.

Une porte-parole du ministère de la Santé, Sarah Williams, confirme cependant que le Mifegymiso est offert dans toutes les pharmacies communautaires de la province.

« Il est à noter qu’il n’est pas nécessaire pour les pharmacies de garder un inventaire du médicament Mifegymiso. Elles peuvent en commander lorsqu’elles reçoivent une ordonnance », précise Sarah Williams.

Diminution des avortements chirurgicaux?

Avant l’arrivée du Mifegymiso, environ 85 avortements chirurgicaux étaient pratiqués chaque mois au Nouveau-Brunswick. Le nombre d’avortements chirurgicaux effectués au cours des trois derniers mois n’est pas encore connu.

« Le Mifegymiso, c’est bien, parce que c’est moins invasif et plus rapide, mais un n’empêche pas l’autre et il faut mettre des efforts pour que l’avortement chirurgical soit plus disponible partout dans la province », croit Maryse Nadeau.

Les avortements chirurgicaux sont encore pratiqués dans trois hôpitaux de la province, situés à Moncton et à Bathurst.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Benoît Bourque, n’était pas disponible pour accorder une entrevue sur la question cette semaine.

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