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Les transgenres victimes de discrimination dans le système de santé, selon une étude de l'UBC

drapeau transgenre

Pas moins de 40 % des répondants transgenres ont dit avoir de la difficulté à trouver un évaluateur médical pour leur ouvrir les portes de la chirurgie.

Photo : Flickr / torbakhopper

Radio-Canada

L'accès à une intervention chirurgicale pour changer de sexe s'est accru dans les deux dernières années en Colombie-Britannique, mais, selon une étude conjointe de Trans Care BC et de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), la voie pour y arriver demeure toujours longue, nébuleuse et frustrante.

L'étude examine les cas de plus de 300 patients transgenres canadiens, dont 215 Britanno-Colombiens, qui ont entrepris le parcours médical vers une opération.

L'équipe de recherche a sondé les participants grâce à un questionnaire dans les médias sociaux et a effectué des entrevues de fond avec 35 d'entre eux, tous originaires de la Colombie-Britannique.

« Souvent, ce sont des gens qui savent très bien ce qu'ils veulent au niveau de l'intervention chirurgicale. Les difficultés sont à l'intérieur du système médical », explique Hélène Frohard-Dourlent, chercheuse post-doctorante à l'UBC.

Temps d'attente et tabous

Les répondants à l'étude indiquent devoir souvent faire face à une longue attente avant d'avoir accès à une opération. « Ils ne savent pas si cela prendra cinq mois ou quatre ans », raconte Hélène Frohard-Dourlent.

Autre barrière, de grandes distances à parcourir pour certains transgenres vivant en régions éloignées, surtout pour les opérations génitales, pratiquées uniquement à Montréal ou à l'extérieur du pays.

C'est un stress intense quand on parle d'une intervention chirurgicale qui n'est pas superficielle, mais bien médicalement nécessaire.

Hélène Frohard-Dourlent, chercheuse post-doctorante à l'UBC

La chercheuse fait aussi état de la présence de tabous toujours existants dans le milieu de la santé.

Certains ont eu des expériences dévastatrices, ont été mal reçus, ont dû justifier leur accès à une opération.

Hélène Frohard-Dourlent, chercheuse post-doctorante à UBC

Plus de formation nécessaire

Une façon d'améliorer la situation des transgenres dans leur quête vers leur identité sexuelle réelle serait d'offrir « une formation systématique à tous ceux qui travaillent de près ou de loin aux soins entourant les opérations », croit Hélène Frohard-Dourlent.

La recherche sera présentée à la conférence sur la santé transgenre, qui se tiendra à Vancouver du 25 au 29 octobre.

Colombie-Britannique et Yukon

Santé