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Toronto met en valeur ses atouts pour séduire Amazon

Photo de tours de condos près de la Tour CN.

Toronto et les municipalités voisines présentent une candidature commune.

Photo : Radio-Canada / Marjorie April

Radio-Canada

Les municipalités de la grande région de Toronto se sont unies sous la bannière de Toronto Global pour tenter de convaincre Amazon d'établir son deuxième siège social en Ontario.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Les villes de Toronto, Mississauga et Brampton, les municipalités régionales de Durham, Halton et York ainsi que le corridor technologique de Kitchener-Waterloo mettent l'accent sur la main-d'oeuvre qualifiée dans leur soumission pour accueillir le géant américain des ventes de détail en ligne.

Toronto Global a soumis sa candidature à Amazon mercredi. Toby Lennox, le FDG de Toronto Global, affirme que le document met en évidence ce que Amazon recherche le plus : un bassin permanent de main-d'oeuvre hautement qualifiée pour des décennies à venir.

De plus, Amazon a besoin qu’elle soit abordable et qu’elle vienne d’un milieu stable, viable et compétitif.

Toby Lennox, PDG de Toronto Global

M. Lennox ajoute que la grande région de Toronto a la capacité de développer, d’attirer et de retenir cette main-d'oeuvre prisée par l’entreprise américaine. Il souligne que plus de 50 000 personnes recevront un diplôme en sciences, en technologie, en génie et en mathématiques chaque année.

Pas d’incitatifs financiers

La candidature de Toronto Global, contrairement à celle d’autres villes canadiennes et américaines, ne contient aucun incitatif financier. Son président, Mark Cohon, réitère que cela n’est pas nécessaire. Le talent est diversifié dans la région. L’immigration a attiré une main-d'oeuvre capable de travailler dans plus de 180 langues et dialectes.

Cette main-d'oeuvre fera aussi économiser 15 milliards de dollars à Amazon au cours des 10 prochaines années si la compagnie décide de s’établir dans la région, selon M. Cohon.

Le géant américain cherche l’accessibilité et nous sommes en mesure de lui offrir.

Mark Cohon, président, Toronto Global

Il ajoute qu’Amazon fera aussi d’autres économies importantes en matière de soins de santé, soit près de 600 millions de dollars par année.

Mark Cohon, Toby Lennox et Janet Ecker l’équipe de Toronto Global

Mark Cohon, Toby Lennox et Janet Ecker de l’équipe de Toronto Global

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

D’autres investisseurs

La vice-présidente de Toronto Global, Janet Ecker, dit que la grande région de Toronto ne sera pas perdante même si sa candidature n’est pas retenue par l’entreprise américaine.

Ce document, selon elle, servira à attirer d’autres investisseurs et entreprises qui stimuleront la croissance économique de toute la région.

Notre document prouvera à quel point Amazon est sérieux dans sa démarche.

Janet Ecker, vice-présidente, Toronto Global

L’équipe de Toronto Global soutient que si les frais d’exploitation sont le critère le plus important pour Amazon, la région de Toronto se retrouvera en tête.

Autres candidatures ontariennes

Le comté de Simcoe se lance aussi dans la course. Il mise entre autres sur sa proximité avec Toronto, l’accès aux autoroutes et aux aéroports, la croissance démographique attendue de 40 % d’ici 2031 dans la région et la présence d’institutions postsecondaires comme le Collège Georgian et le campus de l’Université Lakehead à Orillia, pour la main-d'oeuvre qualifiée.


Le président de conseil du comté de Simcoe, Gerry Marshall

Le président de conseil du comté de Simcoe, Gerry Marshall

Photo : Radio-Canada

Le président de conseil du comté de Simcoe, Gerry Marshall, ne s’attend pas à rivaliser avec les grandes villes, mais souligne que si Amazon considère s’installer dans une région qui est en pleine croissance, le comté de Simcoe possède plusieurs atouts.

Sault-Ste-Marie, Windsor et Ottawa se sont aussi portées candidates pour recevoir Amazon dans leur communauté.

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