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L’École de l’Anse-au-sable : « Une deuxième famille » pour les élèves et les enseignants

La directrice adjointe de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna, Chantale Desmarais, sourit aux élèves qui s'apprêtent à monter à bord des autobus à la fin des classes.

La directrice adjointe de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna, Chantale Desmarais, en compagnie d'élèves à la fin des classes.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Radio-Canada

La vitalité de la langue française à l'École de l'Anse-au-sable, à Kelowna, en Colombie-Britannique, repose sur des activités stimulantes continuelles. Insérées dans le programme scolaire, elles compte notamment plusieurs projets de coopération internationale et d'aide aux personnes défavorisées dans la communauté.

Un texte de Jacqueline Landry

C’est ainsi que la directrice adjointe, Chantale Desmarais, décrit l’esprit de l’École de l’Anse-au-sable, précisant que les jeunes participent à fond aux différentes activités, ce qui stimule la créativité et multiplie les occasions de s’épanouir dans la langue de Molière.

Des élèves de 3e année de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique assis à leur bureau et souriant à la caméra.

Des élèves de 3e année de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

« Ce qui me touche beaucoup, dit la directrice adjointe, c’est l’implication de nos jeunes dans l’école et dans la société. Car nous faisons partie de différents projets humanitaires, dont Me to We, et le programme I-Wen (Intercultural Women's Education Network), en soutien à l’éducation des jeunes femmes du Népal. »

Un tableau dans l'École francophone de l'Anse-au-sable, de Kelowna, en Colombie-Britannique, avec des photos de jeunes filles parrainées au Népal grâce au programme I-Wen.

Un tableau dans l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique avec des photos de jeunes filles parrainnées au Népal grâce au programme I-Wen.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Nous encourageons nos élèves à redonner régulièrement à la société. Juste avant les vacances d’hiver, les jeunes confectionnent des mitaines, des foulards et des tuques pour les offrir aux sans-abri de Kelowna.

Chantale Desmarais, directrice adjointe de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna

Combattre l’engourdissement de la langue

L’École de l’Anse-au-sable, qui compte 250 élèves, bénéficie d’un solide partenariat avec le Conseil scolaire francophone, le Conseil Jeunesse et le Centre culturel francophone de l'Okanagan, qui offrent des activités pour que les jeunes puissent s’y épanouir en français tout au long de l’année.

Ce qu'on veut imprégner dans l'esprit des jeunes, c'est que la langue française, c'est amusant, culturel, et que ça va bien au-delà de la formation scolaire.

Chantale Desmarais, directrice adjointe de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna

Toutefois, les activités qui viennent de l'extérieur ne suffisent pas, dit Stéphanie Plessis-Bélair, une enseignante de première année.

Pour que le français demeure vivant dans les conversations des enfants, dit-elle, il faut les stimuler continuellement dans les classes, les faire bouger, rire, s’amuser.

Des élèves de première année de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique, écoutent leur enseignant, assis à leur bureau.

Des élèves de 1re année de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Nous changeons d’activité toutes les 15 minutes. Et pour que les jeunes parlent en français, je circule sans arrêt dans la classe et j’interviens en leur posant des questions en français. Je suis toujours en mouvement.

Stéphanie Plessis-Bélair, enseignante de première année à l'École de l'Anse-au-sable de Kelowna

Des clubs de toutes sortes, supervisés par des adultes, rassemblent aussi les élèves le midi : bricolage, sports, chorale et même des cours de cuisine.

Des élèves de l'école de l'Anse-au-sable à Kelowna se transforment en chefs cuisiniers

Un programme populaire

Une preuve du succès de l’école francophone au sein de la communauté, affirme Chantale Desmarais, c’est que le nombre d’élèves augmente, de la maternelle 4 ans à la 12e année.

Des élèves de 3e année rient et participent à une activité en français dans leur salle de classe en s'amusant.

Des élèves de 3e année participent à une activité en français en s'amusant avec leur enseignante Francine Masse.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

L’établissement compte 25 élèves de plus en 2017 par rapport aux dernières années. La maternelle 4 ans, un projet pilote en 2016, est offerte désormais pour une 2e année.

Un succès, soutient la directrice adjointe, dû aux enseignants qui ne relâchent jamais leurs efforts. Ils combattent continuellement la paresse mentale des jeunes, qui préfèrent parler en anglais, une situation inévitable en milieu minoritaire.

En contrepartie, ils sont aux anges lorsqu'un jeune poursuit ses études dans une université francophone ou demeure bilingue en travaillant en français.

Des élèves de 9e et 10e année de l'école de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique, assis à leur bureau par groupes de 3,  participent à un atelier de création de personnages de roman en français.

Des élèves de 9e et 10e année de l'école de l'Anse-au-sable de Kelowna en Colombie-Britannique participent à un atelier de création de personnages de roman en français.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Avec l'ambiance qui y règne, conclut Chantale Desmarais, l’école est vite devenue une seconde famille, tant pour le personnel que pour les élèves.

Des élèves de deuxième-troisième année de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna, assis en cercle sur le plancher de la classe, participent à une activité en français.

Des élèves de 2e-3e année de l'école francophone de l'Anse-au-sable de Kelowna, participent à une activité en français.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Je travaille dans cette école depuis 16 ans. Il arrive des situations difficiles dans les familles des membres du personnel et des élèves. Nous nous soutenons les uns les autres. Nous savons que nous pouvons compter les uns sur les autres.

Chantale Desmarais, directrice adjointe de l'École de l'Anse-au-sable de Kelowna

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation