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Débat sur la nomination du commissaire à l'UPAC

Robert Lafrenière de l'UPAC répond aux questions des élus à Québec

Robert Lafrenière de l'UPAC répond aux questions des élus à Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le mode de nomination du commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a fait l'objet de vifs débats lors des travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi 107 qui prévoit notamment accorder à l'UPAC les pouvoirs semblables à ceux que détiennent les corps policiers.

Un texte de Nicolas Vigneault

« Je vous mets au défi de mettre votre siège en jeu », a lancé le député du Parti québécois Pascal Bérubé au commissaire de l'UPAC, Robert Lafrenière, qui était de passage aujourd'hui à l'Assemblée nationale du Québec.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique voulait ainsi forcer la démission du commissaire pour qu'il se soumette à une nomination par les deux tiers des membres de l'Assemblée nationale, ce que réclament le PQ et la CAQ depuis des mois.

« C'est le rôle du législateur, et moi je ne fais pas de politique », a répondu le commissaire Lafrenière.

À la sortie des travaux, le ministre de la Sécurité publique explique que le projet de loi actuel répond à l'une des recommandations de la commission Charbonneau voulant que le commissaire soit nommé après que les candidatures ont été analysées par un comité indépendant qui soumettra trois candidatures au Conseil des ministres.

Il accuse l'opposition de faire de la pure politique sur cette question. « L'opposition aimerait le faire sauter si les enquêtes ne vont pas à la vitesse de ses propres enjeux politiques. Nous, ce qu'on veut, c'est l'intégrité dans les enquêtes policières », soutient le ministre Coiteux.

Ce que je viens d'entendre est scandaleux. Le commissaire à l'UPAC est nommé par les libéraux et l'UPAC enquête sur les libéraux. C'est ça l'enjeu.

Pascal Bérubé, porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique

Par ailleurs, le commissaire Lafrenière a confirmé que l'enquête Mâchurer qui vise l'ex-premier ministre Jean Charest et l'ex-argentier du Parti libéral se poursuit.

Questionné par les partis d'opposition, M. Lafrenière a refusé de donner les détails sur l'avancement de l'enquête en disant toutefois qu'il comptait « remettre au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) une enquête complète, ficelée et totale. »

Statut de corps policier

Robert Lafrenière est venu expliquer aux parlementaires de l'UPAC d'obtenir sensiblement le même statut que les autres corps policiers du Québec afin de mener à bien ses enquêtes.

Lorsque nous devons faire affaire avec d'autres corps policiers pour avoir accès à des banques de données, ça fait plus de monde qui sont au courant de nos enquêtes et ça augmente le risque de fuites.

Robert Lafrenière, commissaire de l'UPAC

Milieu policier en accord

La possibilité de voir l'UPAC obtenir plus de pouvoir et un statut semblable à celui d'un service de police ne semble d'ailleurs pas causer de problème dans le milieu.

« On reconnaît l'idée d'un corps policier pour l'UPAC dans un contexte d'un mandat très spécialisé », soutient Helen Dion, présidente de l'Association des directeurs de police du Québec.

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