•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ville-Marie : rupture de service en anesthésie

L'hôpital de Ville-Marie

L'hôpital de Ville-Marie

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Radio-Canada

L'hôpital de Ville-Marie n'aura pas d'anesthésiste à compter du 3 novembre prochain, et ce, pour une période de 34 semaines.

Avec les informations de Tanya Neveu

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) travaille toutefois à combler des périodes de garde. C'est donc dire que la situation pourrait changer au fil des semaines.

Les patients et les femmes enceintes sont toutefois invités à se présenter au centre hospitalier de Ville-Marie comme d'habitude. Les cas urgents seront transférés à Rouyn-Noranda.

« C'est la même chose au niveau de l'accouchement chez la femme enceinte, affirme la directrice des services professionnels au CISSS-AT, Dre Annie Léger. Eh bien s'il y a probabilité d'accouchement, bien l'accouchement ne peut pas se faire à Ville-Marie s'il n'y a pas d'anesthésiste parce qu'on n’est pas capable d'obtenir une césarienne rapidement. Donc ces femmes-là vont être prises en charge à Ville-Marie et transférées de façon sécuritaire à Rouyn-Noranda. »

La situation choque toutefois le préfet de la MRC de Témiscamingue, qui a appris la nouvelle hier. « 34 semaines de découverture c'est tout à fait inadmissible, dénonce-t-il. Faut voir aussi tous les impacts collatéraux que ça a au niveau des opérations, au niveau de l'obstétrique, au niveau des gens qui sont en soins intensifs ici au Témiscamingue. Alors moi, qu'on me dise qu'on fait des efforts, qu'on met en place des corridors de services, ça ne répond pas à mes questions. »

Les réactions fusent de toute part

Le Témiscamien et médecin semi-retraité Paul-Émile Barbeau juge cette situation problématique. « On est face à un symptôme de manque de planification qui est absolument flagrant. Est-ce qu'il y a des gens qui n'ont pas fait leur travail au CISSS? Est-ce qu'il a des gens qui n'ont pas fait leur travail au ministère? Est-ce que c'est aux deux endroits? C'est psychologiquement banalisé, et ça, c'est très grave. De toute façon, les gens du Témiscamingue sont tellement habitués de se transporter. Bien ce n'est pas vrai qu'il faut que ce soit comme ça », dit-il.

Les cas urgents et les accouchements seront dirigés vers Rouyn-Noranda pendant cette période. La division régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec dénonce cette situation. Elle se demande si les effectifs nécessaires seront prévus en cas d'urgence.

« On se questionne aussi : est-ce qu'ils ont prévu augmenter les services ambulanciers ou est-ce que c'est encore la population qui va payer pour ça? Est-ce qu'on va avoir une diminution de services? Parce qu'on s'entend que si l'ambulance est partie en transfert, c'est une ambulance et des ambulanciers qui ne sont pas ici à couvrir le territoire », souligne Sonia Lacroix, infirmière clinicienne et vice-présidente du syndicat FIQ/CISSS Abitibi-Témiscamingue.

Abitibi–Témiscamingue

Santé