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Des femmes s'approprient Winnipeg la nuit pour dénoncer le harcèlement sexuel

Deux jeunes tiennent une pancarte où c'est écrit : « l'amour ne devrait pas faire mal »
Des pancartes affichent des messages positifs pour encourager la culture du consentement lors de la marche « Reprenons la rue » à Winnipeg Photo: Radio-Canada / MARIE-LISE MORMINA
Radio-Canada

Des femmes marcheront jeudi soir dans les rues de Winnipeg pour dénoncer la violence qui leur est faite et pour valoriser la culture du consentement.

Un texte de Marie-Lise Mormina

La culture du viol est encore présente à Winnipeg, dit Erika Reis, porte-parole de la marche « Reprenons la nuit » (Take Back the Night Winnipeg).

Plus de 300 personnes doivent prendre part à la marche, selon les organisateurs. Les femmes pourront s'approprier les espaces publics la nuit, où elles craignent parfois de se promener seules, dit Erika Reis, qui travaille également au centre Sexuality Education Resource Centre, à Winnipeg.

Je ne connais pas une femme qui n’a jamais été, au courant de sa vie, victime de harcèlement sexuel ou même d’agression sexuelle.

Erika Reis, porte-parole de la marche

Les agressions et le harcèlement des femmes sont partout, dit Erika Reis, autant dans les rues qu'à la maison qu'au travail.

#Onvouscroit

La thématique de la marche de cette année découle de la campagne #Onvouscroit sur les médias sociaux. Le mot-clic est clair : encourager les femmes à dénoncer les actes et les crimes sexuels dont elles sont victimes, sans craindre de représailles.

Les histoires des survivantes sont encore remises en question, dévalorisées ou même ignorées. Les femmes peuvent être blâmées pour la violence qu’elles ont subie.

Erika Reis, porte-parole de la marche

En plus de la marche, des femmes prendront la parole publiquement pour parler de ce qu'elles ont vécu et encourager les personnes victimes d'actes et de crimes sexuels à dénoncer leur agresseur.

L'activiste Alaya McIvor, qui a critiqué l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées cette semaine, sera présente pour témoigner, étant une ancienne victime d’exploitation sexuelle.

Alexa Potashnik, fondatrice de Black Space Winnipeg, une organisation qui lutte pour les droits des Afro-Canadiens, sera également présente pour prendre la parole.

Ça arrive à Winnipeg et c’est très important de créer une communauté où l'on peut se soutenir.

Erika Reis, porte-parole de la marche

Il y aura également des intervenants disponibles pour toute personne ayant besoin d’aide ou de soutien.

La marche n'est pas unique à Winnipeg. De nombreux pays accueillent la marche depuis les années 1970.

Manitoba

Droits et libertés